L’art du vin

Pour certains, le vin est une simple boisson qui permet de détendre l’atmosphère dans une soirée ; pour d’autres, c’est une substance qui permet d’atteindre l’état éthylique ; et pour d’autres encore, c’est une chose sacrée que l’on déguste avec lenteur, et dont on peut discuter des heures durant. Et depuis peu, je suis passé de la première à la troisième catégorie de personnes. En effet, le week-end dernier, je me suis rendu à Lille pour y suivre un cours d’oenologie ! Et bien que je ne sois pas devenu un parfait oenologue durant cet atelier, je suis quand même devenu intarissable sur le sujet ! Une excellente découverte qui m’a bien séduit ! Merci à ma femme pour cette découverte, donc. Car c’est elle, encore elle, que je dois remercier pour cette expérience. Si mon épouse ne m’avait pas offert cette expérience, je me serais en effet abstenu. Et à tort, de toute évidence. Curieusement, je croyais que les ateliers comme ceux-là étaient réservés à une élite un peu pompeuse. Force m’est de reconnaître ma propre bêtise, cependant : dans la salle, les autres participants étaient très agréables et souhaitaient avant tout passer un agréable moment. La dégustation s’est révélée cordiale tout du long, et nous avons même pas mal ri à certains moments ! Mon épouse me presse souvent de faire des choses, et je dois dire que je rechigne souvent. Mais force est de constater que c’est elle qui a raison. C’est même ahurissant, la multitude d’expériences que j’ai pu effectuer grâce à son pouvoir de persuasion, et ce en dépit de mes doutes ! Tenez, c’est comme cela que je me suis mis au rafting : un sport qu’il me tarde maintenant de refaire chaque fois que reviennent les beaux jours ! C’est peut-être ce qui fait toute la beauté du couple, en définitive : on ne se résume pas à soi-même. L’on est davantage et bien plus riche à deux que tout seul. Si vous rêvez vous aussi de vous initier à l’art du vin, jetez donc un oeil à ce cours d’oenologie. L’oenologue qui animait le cours a vraiment fait en sorte que tout le monde se sente à l’aise d’entrée de jeu. Retrouvez le contenu de ce cours d’œnologie en suivant le lien.

De nouveaux modes de vie en Europe

L’évolution démographique en Europe explique et reflète les évolutions plus larges de la société, telles que l’apparition de nouveaux modes de vie et de nouvelles dynamiques territoriales, habitudes de consommation et conditions de logement. Les taux de natalité sont en baisse, mais certains éléments indiquent que le désir d’enfant reste parfois insatisfait, ce qui peut être imputé à une combinaison complexe de facteurs, comme le partage inégal des responsabilités parentales, des structures d’accueil d’enfants inadéquates, une organisation du travail peu favorable à la vie familiale et l’instabilité des perspectives d’emploi. L’évolution de nos modes de vie est aussi synonyme de ruptures des relations conjugales, de différents types de relations et d’un affaiblissement des liens avec la famille élargie. Cela signifie qu’il existe une plus grande liberté individuelle de mener une vie indépendante, mais également des risques croissants d’isolement social et de stabilité moindre. En 2015, les ménages d’une personne représentaient un tiers de l’ensemble des ménages dans l’UE et seul un tiers des ménages était composé de plus de deux personnes. Cette tendance devrait se poursuivre dans la majorité des États membres d’ici à 2025, ce qui suscite de nouvelles préoccupations en ce qui concerne l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée et les responsabilités familiales, plus particulièrement les ménages monoparentaux puisqu’ils sont davantage exposés au risque de pauvreté en cas de chômage. L’égalité entre les hommes et les femmes reste loin d’être une réalité, même si les progrès en ce sens se poursuivent. Les stéréotypes sexistes persistent et les femmes sont toujours sous-représentées sur le marché de l’emploi et dans le processus décisionnel économique et politique.

L’adieu à l’Azerty

Préparez-vous, car sous peu, vous allez devoir réapprendre à écrire. Le traditionnel clavier AZERTY va en effet disparaître. Le ministère de la Culture a révélé dernièrement un projet de réforme pour ce clavier employé depuis si longtemps. Du coup, j’ai évoqué ce changement à venir avec mes collègues. C’était lors d’un incentive à Marrakech, et certains ne voyaient pas d’un bon oeil ce changement. Pour ma part, par contre, je pense que cela vaut la peine de galérer quelques jours le temps d’apprendre à utiliser un nouveau clavier. Le but est de concevoir un clavier optimisé pour le français et corriger les problèmes d’ergonomie existants. Avec le clavier actuel, il est extrêmement difficile d’écrire en français convenablement : il ne prend pas en compte les caractéristiques françaises. Alors qu’en Allemagne, les claviers sont en Quertz et intègrent des caractères spéciaux comme le «ß». Deux versions de claviers ont été sélectionnées à l’issue des débats d’experts. La première est un clavier AZERTY revu et corrigé. Les 26 lettres de l’alphabet et les chiffres ne changent pas de place, contrairement à certains autres signes tels que certaines voyelles accentuées. La seconde est une version minutieusement adaptée à la langue française, afin de ne pas se fatiguer les articulations. L’arrangement des touches de la disposition bépo est basé sur une étude statistique de la langue française.
Bref, sous peu, les constructeurs pourront donc choisir la version qui correspond le mieux à leur marché, à la fois pour les claviers physiques ou virtuels sur les smartphones. Beaucoup ne le savent pas, mais le clavier AZERTY est une erreur en soi. On le doit aux machines à écrire anglaises. Lors de leur conception au 19ème siècle, Christopher Latham Sholes a découvert que si les lettres étaient agencées de façon alphabétique, les maillets qui servaient à imprimer les lettres sur la feuille s’emmêlaient. Pour résoudre ce problème autrement qu’en tapant une lettre après l’autre, il a donc choisi une répartition différente où les lettres les moins employées sont glissées entre celles qui le sont le plus. Les claviers d’aujourd’hui ont conservé ces dispositions bien qu’elles n’aient plus de sens. Sinon, j’ai bien apprécié cet incentive. Voilà le site de l’agence qui l’a mené, si le coeur vous en dit, pour en savoir plus sur ce voyage incentive au Maroc.

Moins d’argent pour les députés

Les députés ont validé en commission dans la nuit de mercredi à jeudi la suppression de la réserve parlementaire, dans le cadre de l’examen des projets de loi sur la moralisation de la vie publique. Régulièrement critiquée comme une pratique « clientéliste », la réserve parlementaire, dont disposent les députés et sénateurs pour attribuer des subventions à des associations ou des collectivités, a représenté 147 millions d’euros en 2017. Le Sénat, qui a examiné les projets de loi avant l’Assemblée, avait prévu en remplacement de la réserve une dotation de soutien à l’investissement des communes. Mais le gouvernement, qui veut une véritable « rupture », n’y est pas favorable. La commission des Lois de l’Assemblée n’a pas adopté de dispositif alternatif à la réserve, mais prévu son extinction progressive jusqu’en 2024, soit à la fin du versement des crédits engagés avant 2018 pour des projets s’étendant dans la durée, en vertu d’un amendement de la rapporteure Yaël Braun-Pivet (République en marche). Les élus REM, MoDem et Insoumis se sont prononcés pour la suppression de cette réserve, tandis que les LR et Nouvelle Gauche (ex-PS) se sont élevés contre. « Prenons le temps » et « ne commettons pas une erreur irréversible », a plaidé David Habib (NG), tandis que ses collègues ont fait valoir les avancées en transparence et en égalité entre parlementaires sous le précédent quinquennat. La droite a récusé l’idée d’un clientélisme, évoquant « un coup de pouce donné à des collectivités » et un affaiblissement du rôle du parlementaire. Le groupe REM en réunion interne était loin d’être unanime sur la suppression de la réserve parlementaire, mais ces divergences ne sont pas apparues en commission. Des députés de plusieurs bords, y compris MoDem, ont cherché en vain à supprimer également la réserve ministérielle, qui s’élève à quelque cinq millions d’euros annuels. La rapporteure a assuré qu’une telle mesure ne pouvait relever que de la loi de finances, ce qui a étonné plusieurs parlementaires. En moyenne « 80% de la réserve ministérielle est attribuée à des circonscriptions d’élus de la majorité », a pointé Olivier Dussopt (NG), y voyant un système particulièrement « inégalitaire ». Comme d’autres groupes, le MoDem a demandé des garanties sur la fin de cette réserve, sans réponse.

La Roumanie s’isole

Alors que les rumeurs d’un remaniement couraient à Bucarest depuis quelques jours, les sociaux-démocrates, au pouvoir depuis janvier, ont retiré mercredi leur confiance à leur Premier ministre, Sorin Grindeanu. Lors d’une conférence de presse tardive, le chef du Parti social-démocrate (PSD), Liviu Dragnea, a annoncé que le gouvernement n’avait plus le soutien de la majorité parlementaire. Tous les ministres ont donc présenté leur démission, sauf Grindeanu, qui reste seul à la tête d’un gouvernement fantôme. Selon Sorin Grindeanu, cette crise s’explique par le fait que le chef du PSD veut «concentrer tout le pouvoir entre ses mains». Ce dernier avait dû renoncer à briguer le poste de Premier ministre en raison d’une condamnation à deux ans de prison avec sursis pour fraude électorale. Il avait alors proposé Grindeanu, 43 ans, pour le poste. Mais le Premier ministre, qui devait lui être fidèle, a gagné en autonomie et en popularité depuis. Proeuropéen et progressiste, il incarne désormais le renouveau du PSD, ce qui inquiète fortement Dragnea. Si Grindeanu refuse vraiment de démissionner, les sociaux-démocrates semblent condamnés à devoir déposer une motion de censure contre son propre gouvernement. «Ce serait la première fois qu’un parti tente de faire voter une motion de censure à l’encontre de son propre gouvernement», affirme le sociologue Marius Pieleanu, professeur à l’institut de sciences politiques SNSPA. «Ce scénario catastrophe pourrait mener à l’implosion du PSD», ajoute-t-il. Investi en début d’année, le gouvernement de Grindeanu incarnait pourtant l’écrasante victoire du PSD aux élections législatives. Ce succès était inattendu car le parti est éclaboussé par des affaires de corruption depuis plusieurs années. Le soupçon et la hantise de voir le pays revenir à des pratiques communistes de l’ère Ceausescu ont ainsi refait surface à la fin janvier. Le pays a été secoué par une vague de contestations sans précédent contre le gouvernement qui avait voulu faire passer une ordonnance assouplissant la loi anticorruption. Face à aux manifestations qui ont duré plusieurs semaines, le pouvoir avait finalement dû retirer le texte. Les dissensions au sein du PSD s’étaient exprimées lors de ces manifestations. A ce moment-là, il s’agissait d’une partie des sociaux-démocrates qui avaient enjoint leur chef, Liviu Dragnea, à tempérer son hégémonie et à faire évoluer l’image du parti en le délestant de ses membres corrompus. Mais Dragnea lui-même étant impliqué dans une affaire de corruption en cours de jugement, il s’était ainsi retrouvé dans une position délicate. Mais alors que tout semblait être rentré dans l’ordre depuis, l’annonce des démissions en série mercredi a remis le feu aux poudres. Pour l’historien Adrian Niculescu, «cette situation est sans précédent, d’autant plus que la crise n’est pas justifiée au vu des résultats du gouvernement et de la situation du pays». Soutenu par l’opinion publique, le gouvernement a récemment fait passer une loi visant l’augmentation des salaires des fonctionnaires, et la Roumanie affiche la plus forte croissance de l’Union européenne, avec un taux de 5,7 % au premier trimestre.

La tête secouée

Vendredi dernier, j’ai goûté pour la première fois à la voltige aérienne. Une expérience que je rêvais de faire depuis une paire d’années, mais que je reportais sans cesseà la saint Glin-Glin. Ca s’est passé à l’aérodrome, avec un pilote, Alexis. Il a commencé par me présenter l’appareil (un Extra 330 LX), puis m’a fait enfiler le parachute. Puis on est partis pour 10 minutes de pures sensations en plein ciel. J’ai pu voir toute ma vie défiler devant mes yeux entre loopings, tonneaux et autres plongeonsJe crois bien avoir dit quelques blasphèmes au passage. Pas grave, le pilote y était probablement habitué à cette réaction. Au bout d’un certain temps, j’ai commencé à me sentir patraque, et Alexis a décidé de calmer le jeu. Mais il était déjà trop tard et j’ai fait usage du petit sac à vomi qu’on m’avait généreusement offert avant le vol. Je ne peux m’en prendre qu’à moi-même : je n’aurais pas dû insister en disant que tout allait bien quand j’étais blanc comme un cachet d’aspirine. Vomir n’est pas un passage obligé, pourtant. Alexis s’adapte au passage pour qu’il sorte en forme. Comme il le dit lui-même après l’atterrissage: l’objectif n’est pas tant de perturber les gens lors du baptême, mais de leur faire découvrir le charme de la voltige aérienne. Son but n’est pas de rendre malade. Mais même le fait de vomir reste anecdotique et ne gâche en rien l’expérience. Au cours du vol, les figures m’ont fait découvrir les sensations qu’on éprouve entre -3G et 6G. C’est-à-dire que par moments, je pesais 6 fois mon poids normal ! Je vous laisse imaginer les sensations que cela fournit. Mais le plus dur, c’est quand même les phases de micro-gravité : ce sont elles qui rendent rapidement malade. En hyper-gravité, le repas reste bien tranquillement dans l’estomac. En micro-gravité, il a curieusement tendance à vouloir se faire la malle. Fin du fin, Alexis m’a même donné rênes de l’appareil pour quelques minutes. J’ai ainsi pu réaliser un petit tonneau avant qu’on ne doive retourner à l’aérodrome ! Ete le trop plein de sensations fortes a mis du temps à se calmer. Si vous n’avez jamais essayé, je vous recommande vivement l’expérience. Ca vaut vraiment le coup de tenter ce genre de chose que l’on n’a pas goûter. Ce qui est sûr, c’est que si on m’offrait un autre vol, je ne serais pasn’aurais rien contre (comment ça, j’essaie de faire passer un message subliminal ?) ! Mais à jeûn, cette fois. Je vous mets le lien vers le site web de mon vol de voltige aérienne. Mais si vous du genre sensible, mieux vaut s’abstenir !.A lire sur le site internet du spécialiste de voltige aérienne à La Roche sur Yon.

26% aux législatives?

Le mouvement d’En marche! serait crédité de 26% de votes aux législatives tandis que les candidats de LR/UDI en obtiendraient 22%, selon un sondage Harris Interactive pour M6. D’après un sondage réalisé par Harris Interactive pour M6, En marche!, le mouvement d’Emmanuel Macron, ne totaliserait que 26 % de voix aux législatives qui auront lieu en juin prochain. Par ailleurs, les candidats soutenus par les Républicains — UDI obtiendraient quant à eux 22 % des votes, se trouvant ainsi sur un pied d’égalité avec les candidats du FN. Ils se placeront ainsi devant Jean-Luc Mélenchon, représentant de la France insoumise (13 %), et devançant également le Parti socialiste avec quelque 8 % de voix en sa faveur. Ce sondage a été réalisé en ligne le soir du second tour de la présidentielle auprès d’un échantillon de 2 376 inscrits sur les listes électorales représentant des Français âgés de 18 ans et plus. Dimanche, la France a organisé le second tour de l’élection présidentielle qui a opposé Emmanuel Macron à Marine Le Pen. Selon les données du ministère français de l’Intérieur, l’ex-ministre de l’Économie a remporté le scrutin avec plus de 60 % des suffrages exprimés. Au fur et à mesure du décompte des voix dans les grandes villes, l’écart entre les deux candidats s’accentue. Dimanche, les Français ont été appelés aux urnes pour élire leur nouveau Président. Ce vote a été marqué par un grand nombre d’abstentions (de 25 à 26 %) et un nombre record de bulletins blancs et nuls (9 % environ).

Tiffany se relance pour faire oublier « Diamants sur canapé »

Barry Rosenstein jure pouvoir sortir Tiffany de sa torpeur. Depuis son entrée au capital de la marque new-yorkaise de joaillerie, début janvier, le fondateur du fonds d’investissement activiste Jana Partners imprime un rythme infernal à son équipe de direction. A ses yeux, la marque, qui a dévoilé vendredi 17 mars un chiffre d’affaires annuel en recul de 3 % en 2016 à 4 milliards de dollars et une érosion de sa rentabilité de 3,9 % à 446 millions de dollars, n’occupe pas le rang qu’elle mérite. Le 6 février, le milliardaire new-yorkais a obtenu le départ de Frédéric Cumenal. Ce Français, ancien patron des champagnes Moët et Chandon devait relancer la marque mais il n’a tenu que 22 mois. Le président du conseil d’administration assure l’intérim. La directrice artistique Francesca Amfitheatrof, une ancienne de chez Chanel, s’est aussi vue signifier son congé, quatre ans après sa nomination. Celle qui avait choisi la chanteuse Lady Gaga pour incarner le nouveau stylefunky de la marque a été remplacée le 1er février par une figure de la maroquinerie, le styliste américain Reed Krakoff. L’homme est connu pour avoir dessiné les sacs à mains Coach, de 1996 à 2013, supervisé ses magasins et contribué à l’envolée des ventes à plus de 4 milliards dollars. Fin 2016, le directeur financier de Tiffany avait lui aussi pris la porte. Ce « vent frais », aux dires du cabinet Cowen, n’est pas pour déplaire aux analystes financiers de Wall Street. « C’était ça ou une prise de contrôle », juge le suisse Luca Solca, spécialiste boursier du secteur du luxe, persuadé du « très gros potentiel » de la marque née en 1837. Selon lui, l’urgence est « d’ouvrir une nouvelle page » et des perspectives de hausse de l’action côtée à la Bourse de New York depuis 30 ans. Numéro deux du marché mondial de la joaillerie, derrière le français Cartier, contrôlé par le suisse Richemont, et l’italien Bulgari, détenu par le français LVMH, Tiffany est encore une marque américano-américaine. « Elle tire 47 % de ses revenus de ses points de vente américains », note Ariel Ohana, banquier d’affaires, spécialiste du secteur. Malgré ses tentatives d’internationalisation, la marque fondée à New York par un papetier, Charles L. Tiffany, n’est guère connue à l’étranger, notamment en Asie, terre des nouveaux milliardaires de la planète. Les cinéphiles connaissent la marque pour la scène du film Diamants sur canapé où Audrey Hepburn, devant la vitrine du magasin de la Cinquième Avenue, rêve d’un riche mariage en grignotant un bagel. C’était en 1961. Mais, depuis, à Manhattan comme ailleurs, Tiffany n’est pas parvenue à se défaire de son image de fournisseur de bagues de fiançailles, de solitaires à la Saint-Valentin et de pendentifs pour jeunes filles. Or, le marché américain de la joaillerie ne se résume plus à celui des cadeaux payés par des hommes et offerts à leur fille ou leur femme. Selon le diamantaire De Beers, près d’un tiers des 26 milliards de dollars dépensés par la génération des 25-39 ans provient de clientes, de femmes actives qui décident seules de s’acheter une paire de boucles d’oreille ou un brillant. « Celles qui s’offrent un bijou comme elles s’offriraient un sac griffé », explique M. Ohana. Toutes rechigneraient alors à pousser la porte d’un magasin Tiffany à l’image encore « très mariage », selon Delphine Vitry, consultante chez MAD, spécialiste de la distribution. Les temps pourraient changer. D’autant que le fonds d’investissement Jana Partners s’est allié à un autre grand spécialiste du luxe, Francesco Trapani, ancien patron de Bulgari ; ensemble, ils détiendraient 5,1 % de son capital, d’après la presse américaine. L’entourage de Jana Partners refuse de commenter cette estimation. M. Trapani, petit-fils du fondateur de la marque Bulgari, est rompu aux méthodes d’internationalisation des marques de luxe. Sous son ère, la firme romaine s’est diversifiée pour ouvrir des palaces à son nom, mais aussi signer des montres et des parfums, produits par essence moins cher qu’un diamant. Bref, il sait rendre une marque plus accessible, écueil sur lequel Tiffany bute depuis des années. M. Trapani est aussi un fin connaisseur des marchés. En 1995, il a réussi l’introduction en Bourse de la firme italienne, avant d’en sceller la cession au groupe LVMH en 2011 pour près de 4 milliards d’euros. Un savoir-faire qui laisse présager d’une nouvelle ère chez Tiffany.

Le jackpot de la licence parfum de Burberry

La marque de luxe britannique Burberry a convenu de licencier ses activités de parfumerie et de cosmétiques à Coty pour 162 millions de dollars, plus un paiement de 63 millions de dollars pour l’inventaire, dans un accord qui l’aidera à développer de nouveaux produits et à lui donner l’avantage du vaste réseau de distribution du groupe américain. Plus connu pour ses trenchs britanniques, la gamme beauté de Burberry est dirigée par des parfums My Burberry et Mr Burberry, et comprend des produits cosmétiques pour aider à présenter sa marque à de nouveaux consommateurs. La société, qui a repris son usine de parfum en 2013, a déclaré qu’elle conserverait un contrôle créatif alors que Coty, qui compte Gucci, Hugo Boss et Calvin Klein dans son portefeuille, apporterait son réseau de distribution mondial à la table. La chef des finances, Julie Brown, a déclaré que Burberry avait repositionné l’entreprise en réduisant les ventes de canaux secondaires, et il était maintenant temps de faire équipe pour la développer davantage. “Coty a une très large expérience en travaillant étroitement avec d’autres marques de luxe”, at-elle déclaré dans une interview. «Nous bénéficierons de l’expertise de l’industrie de la beauté et de la distribution de première classe». Coty paiera 130 millions de livres sterling (163 millions de dollars) pour la licence à long terme, plus environ 50 millions de livres pour les stocks et autres actifs, a déclaré Burberry. Il paiera également des redevances à partir d’octobre. Beauty a contribué 7% des revenus de Burberry au premier semestre de son exercice 2016/17, soit une baisse de 17% par rapport à la période précédente, en partie à cause du repositionnement. Il a lancé le parfum masculin Mr Burberry il y a un an et le jeune modèle britannique Iris Law a promu ses produits cosmétiques. Les analystes chez Exane BNP Paribas ont déclaré qu’ils se sont félicités de la décision de trouver un partenaire pour développer les affaires de la beauté. “En fait, nous n’avons jamais aimé l’idée de Burberry qui gère son entreprise de beauté directement, car la beauté est une entreprise de biens de consommation rapide (produits de consommation rapide) où vous gagnez à l’arrière de la portée mondiale”, ont-ils déclaré. Burberry a déclaré que l’accord serait globalement neutre pour ajuster le bénéfice avant impôts en 2017/18 et accréer l’année suivante. A lire sur Création de Parfum.

Dans ma foi, j’ai traversé des moments d’obscurité

Le pape François a reconnu dimanche avoir traversé lui aussi “des moments d’obscurité” dans sa foi et que “certains jours celle-ci ne se voit pas” mais qu’avec le temps on la retrouve. “Moi aussi certaines fois j’ai traversé des moments d’obscurité dans ma foi, et la foi a beaucoup baissé, mais avec un peu de temps on la retrouve”, a lancé le pape lors de sa visite aux paroissiens de Sainte-Marie de Setteville, dans la municipalité de Guidonia, aux portes de Rome. “La foi certains jours on ne la voit pas, tout est noir”, a-t-il poursuivi dans son discours improvisé. “Hier par exemple j’ai baptisé 13 enfants nés dans les zones sinistrées par les séismes (environ 300 morts cet été, ndlr) et il y avait un papa qui a perdu sa femme et on se demande si cet homme peut avoir la foi”, a raconté le pape argentin. “On comprend qu’il y a de l’obscurité, il faut respecter cette obscurité dans l’âme. On n’étudie pas pour avoir la foi, on la reçoit comme un cadeau”, a assuré Jorge Bergoglio. Le pape argentin a également invité les jeunes de la paroisse à ne pas se satisfaire de la messe du dimanche, mais à aider les pauvres et les vieux, à communiquer avec leurs parents. “Si je dis que je suis catholique et si je vais tous les dimanche à la messe mais ensuite je ne parle pas avec mes parents, je n’aide pas mes grands-parents, les pauvres, je ne vais pas trouver les malades, ça ne sert à rien, ce n’est pas un témoignage”, a-t-il dit. “De cette manière on n’est qu’un chrétien perroquet, des mots, des mots, des mots. Le témoignage chrétien se fait avec trois choses: les mots, le coeur et les mains”, a conclu le pape.