Quand l’hôtel prend feu

Quarante-cinq pompiers tentent de contrôler un incendie sur le toit de l’hôtel Gateway to Wales, sur Welsh Road, près de Queensferry. L’alarme a été déclenchée vers 04h30 GMT et la police a déclaré que la fumée qui tourbillonnait causait des perturbations importantes sur les routes avoisinantes. Personne n’a été blessé. Le service d’incendie et de secours du nord du Pays de Galles a déclaré que les 47 invités et un membre du personnel avaient été pris en compte. Le chef de secteur, Kevin Roberts, le principal responsable de la scène, a déclaré qu’ils étaient tous en sécurité après l’activation des détecteurs de fumée de l’hôtel. Il a déclaré que les équipes avaient «à peu près entouré» le feu qui avait englouti le toit. “La structure du toit elle-même a pratiquement disparu”, a-t-il ajouté. Une enquête sur la cause de l’incendie sera effectuée plus tard. Le témoin Danny Lawton a déclaré qu’il avait été réveillé à 05:00 par la police qui frappait à la porte. Il a dit: “La femme dit” il y a un peu de feu à l’hôtel d’à côté, vous devez sortir. “Je ne sais pas ce que cette femme pense d’un grand feu, mais je dirais ça un peu plus qu’un petit feu ” Welsh Road, Station Road et deux voies de l’A494 en direction de l’est sont fermées en raison de la fumée qui souffle sur les routes. Le conseil du Flintshire a déclaré qu’il prévoyait une forte congestion dans la région et a suggéré que les routes resteraient fermées pendant au moins six heures. La police du nord du Pays de Galles a tweeté: “Veuillez utiliser un autre itinéraire, car de longs retards sont prévus.” La conseillère Christine John, qui vit sur Welsh Road, a déclaré que le feu devait être «épouvantable» et «si effrayant» pour les invités. «Il y a énormément de lumières bleues là-bas et beaucoup de fumée qui s’échappe, ça fait tellement peur», a-t-elle ajouté. L’Unité de police armée de l’Alliance, qui travaille avec la police du nord du Pays de Galles, a déclaré qu’elle apportait son soutien aux équipes d’urgence présentes sur les lieux. Highways England a également tweeté pour avertir les automobilistes en Angleterre de la perturbation: «# A494 est actuellement fermé dans les deux directions en raison d’un feu de construction … fermé à partir de jonctions A550 et A548 près de Queensferry #Deeside … Un porte-parole du Welsh Ambulance Service a déclaré: «Nous avons des ressources sur les lieux, avec quatre ambulances, deux véhicules de réaction rapide, deux agents de service et une équipe d’intervention de zone dangereuse du North West Ambulance Service. Source: Les plus beaux hôtels du monde.

La mère Noel arrive en avion

Le retour du religieux

C’était en juillet 2016. Ici même, on évoquait les convictions qui motivaient les combattants de Daech. Selon un propos du Prophète, c’était devant la petite ville de Dabiq, située en Syrie entre Alep et l’actuelle frontière turque, qu’aurait lieu la bataille décisive où les vrais croyants écraseraient les « armées de Rome ». Certes, les vicissitudes des derniers temps ne seraient pas alors achevées puisque surgirait du Khorassan, à l’est de l’Iran, al-Djallal, l’imposteur, à la tête d’une armée de 70.000 juifs. Il faudrait l’intervention personnelle de Jésus devant Jérusalem pour en venir à bout, mais les vrais croyants triompheraient! C’est au nom de ces balivernes que des milliers de gens sont morts, que des dizaines de milliers ont été chassés de chez eux, massacrés, torturés, violés, vendus comme esclaves, que Mossoul et Rakka ont été détruites, que des attentats meurtriers ont eu lieu partout dans le monde… Décembre 2017. Le président Donald Trump ne trouve rien de mieux qu’annoncer le déplacement de l’ambassade des Etats-Unis en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem, manière de reconnaître la ville capitale de l’état hébreu, au mépris de toutes les règles du droit international et des décisions de l’ONU depuis 1967. Certes, on est habitué avec Donald Trump à tout et n’importe quoi et l’on sait que sa culture historique et diplomatique ne dépasse guère celle d’un élève de 3ème, mais quand même, on se demande quelle mouche l’a piqué vu que cette décision ne relevait pas de l’urgence. On a vite compris. Trump est surtout soucieux de garder le contact avec sa base électorale et parmi elle, il y a les évangélistes protestants et spécialement, ceux qu’on nomme les « sionistes chrétiens ». Ces sectaires, bien que chrétiens, sont convaincus que vu la promesse faite par Dieu à Abraham, la place des Juifs est en Palestine et que leur retour sur cette terre promise (et évidemment à Jérusalem) est le préalable absolu au retour en gloire de Jésus (décidément très sollicité par les illuminés de tout poil). Evidemment, suite à ce retour, les Juifs se convertiront au christianisme (et on suppose que les Musulmans en feront autant). En conséquence, les « sionistes chrétiens », particulièrement influents aux Etats-Unis et soutiens indéfectibles de Donald Trump, attendent de leur gouvernement qu’il mette tout en œuvre pour réaliser la prophétie. Et prenant acte de ces calembredaines, Trump assume tranquillement, non seulement l’isolement des Etats-Unis face au reste du monde, mais surtout le risque de saborder tout espoir de négociation et de paix au Moyen-Orient et de souffler puissamment sur l’incendie qui le dévore.

Un peu de hauteur en montgolfière

Le week-end dernier, j’ai fait avec ma femme un vol en montgolfière. Ce dernier s’est déroulé à Lille, et c’était tout simplement grandiose. L’expérience ne me faisait pourtant pas vraiment rêver au début (c’est ma moitié qui a fait du forcing pour qu’on le fasse à deux), mais force m’est d’admettre que j’ai été vraiment troublé. Parce que les sensations en vol sont énormes ! Bon, ça n’a rien à voir avec les sensations qu’on peut avoir dans d’autres types d’appareils, c’est vrai. Mais ce sont des sensations étranges. Parce qu’on survole le paysage, mais on fait aussi bien davantage. Ca, c’est seulement la partie visible de l’iceberg, à vrai dire. Quand on s’élève dans les airs à bord de la nacelle, l’esprit aussi prend de l’altitude. Ce n’est pas évident à raconter : c’est quelque chose qu’on ne ressent absolument pas dans un avion, par exemple. Peut-être est-ce dû au silence à bord. Je ne sais pas trop, mais c’est ce qui rend l’aventure aussi unique, je crois. Les vols se déroulent aux premiers rayons du soleil, parce que pendant la journée, le soleil engendre des courants d’air chaud qui peuvent rendre le vol trop aléatoire. On survole donc un monde qui se réveille au fil des minutes. D’une certaine façon, c’est comme contempler la naissance du monde. Plus on grimpe, plus tous les éléments du paysage rétrécissent : on a donc un peu le sentiment d’être un dieu jouissant du réveil de l’univers. Je ne peux pas vous dépeindre le sentiment de paix qu’on ressent à ce moment-là, mais c’est absolument fantastique ! Cela dit, je ne crois pas que tous les passagers aient ressenti ça. Nous étions 5 à bord de la nacelle, et certains voulaient juste scruter leur quartier depuis les airs. Mais finalement, c’est la même chose que pour un film : il peut être regardé de bien des façons d’une personne à l’autre ! Enfin bref, s’il y a des vols dans votre région, ne passez pas à côté d’une telle découverte. Voici d’ailleurs le site par lequel nous sommes passés pour ce vol à Lille : on y trouve une description très détaillée. Et découvrir la Terre par les yeux de Dieu, c’est décidément peu ordinaire ! A lire sur le site de cette expérience de baptême en montgolfière à Lille Bondues.

Eaux usées : problèmes persistants et possibilités d’expansion en Amérique latine

Dans l’ensemble, la région n’a connu que des projets de traitement des eaux usées isolés en réponse à des problèmes sociaux et environnementaux locaux, et non des programmes intégrés et durables à l’échelle nationale. Par ailleurs, de nombreuses stations de traitement des eaux usées, tout particulièrement dans les petites communautés, pâtissent d’une exploitation et d’une maintenance médiocres et finissent même parfois par être abandonnées en raison du manque de moyens techniques et financiers des autorités locales et des prestataires de services. La plupart de ces installations sont de taille réduite et ne sont pas en mesure de tirer profit des économies d’échelle, ce qui implique des coûts élevés et une forte probabilité de non-conformité avec les normes en matière de rejets. Les eaux usées urbaines sont toujours considérées comme des déchets impliquant des coûts supplémentaires plutôt que comme une source potentielle d’approvisionnement en eau et de nutriments susceptible de soulager considérablement les pressions exercées sur l’environnement. De tous les pays de la région, le Chili est celui qui a accompli le plus de progrès à cet égard, puisqu’il bénéficie d’un traitement des eaux usées urbaines généralisé. Quelques autres pays de la région ont considérablement élargi leur couverture du traitement des eaux usées. On compte parmi les pays qui traitent plus de la moitié de leurs effluents urbains le Brésil, le Mexique et l’Uruguay. Des plans de grande envergure en faveur de l’augmentation du traitement des eaux usées sont prévus dans de nombreuses grandes villes telles que Buenos Aires, Bogota, Lima, Mexico et São Paulo, mais la plupart d’entre eux sont reportés depuis des années en raison de contraintes financières et institutionnelles. Les eaux usées traitées pourraient représenter pour ces villes une importante source d’approvisionnement en eau, surtout pour celles qui se situent dans des zones arides (Lima, par exemple), où celles pour lesquelles de longs acheminements sont nécessaires pour répondre à une demande croissante (comme c’est le cas pour São Paulo). Le développement du traitement des eaux usées urbaines nécessite des investissements conséquents que ces pays, encore récemment, ne pouvaient se permettre. Il faudrait que l’Amérique latine et les Caraïbes investissent plus de 33 milliards de dollars américains pour porter la couverture de traitement des eaux usées à 64 % d’ici 2030. D’après une autre étude, il faudrait 30 milliards de dollars américains pour réduire de moitié le taux actuel d’eaux usées qui ne sont pas traitées. En outre, près de 34 milliards de dollars américains seraient nécessaires à l’expansion des systèmes d’évacuation des eaux pluviales, ce qui permettrait de réduire la pollution due aux eaux de ruissellement urbain non maîtrisées. Il s’agit là d’un aspect crucial en matière de gestion des eaux usées urbaines qui a d’importantes incidences sur les plans économique et social : étant donné qu’une grande partie de la région se trouve dans des zones tropicales ou subtropicales, caractérisées par de fortes précipitations, et que la plupart des villes sont dépourvues d’infrastructures appropriées en matière d’évacuation des eaux pluviales, les inondations urbaines y sont fréquentes, coûteuses, et touchent une grande partie de la population

L’art du vin

Pour certains, le vin est une simple boisson qui permet de détendre l’atmosphère dans une soirée ; pour d’autres, c’est une substance qui permet d’atteindre l’état éthylique ; et pour d’autres encore, c’est une chose sacrée que l’on déguste avec lenteur, et dont on peut discuter des heures durant. Et depuis peu, je suis passé de la première à la troisième catégorie de personnes. En effet, le week-end dernier, je me suis rendu à Lille pour y suivre un cours d’oenologie ! Et bien que je ne sois pas devenu un parfait oenologue durant cet atelier, je suis quand même devenu intarissable sur le sujet ! Une excellente découverte qui m’a bien séduit ! Merci à ma femme pour cette découverte, donc. Car c’est elle, encore elle, que je dois remercier pour cette expérience. Si mon épouse ne m’avait pas offert cette expérience, je me serais en effet abstenu. Et à tort, de toute évidence. Curieusement, je croyais que les ateliers comme ceux-là étaient réservés à une élite un peu pompeuse. Force m’est de reconnaître ma propre bêtise, cependant : dans la salle, les autres participants étaient très agréables et souhaitaient avant tout passer un agréable moment. La dégustation s’est révélée cordiale tout du long, et nous avons même pas mal ri à certains moments ! Mon épouse me presse souvent de faire des choses, et je dois dire que je rechigne souvent. Mais force est de constater que c’est elle qui a raison. C’est même ahurissant, la multitude d’expériences que j’ai pu effectuer grâce à son pouvoir de persuasion, et ce en dépit de mes doutes ! Tenez, c’est comme cela que je me suis mis au rafting : un sport qu’il me tarde maintenant de refaire chaque fois que reviennent les beaux jours ! C’est peut-être ce qui fait toute la beauté du couple, en définitive : on ne se résume pas à soi-même. L’on est davantage et bien plus riche à deux que tout seul. Si vous rêvez vous aussi de vous initier à l’art du vin, jetez donc un oeil à ce cours d’oenologie. L’oenologue qui animait le cours a vraiment fait en sorte que tout le monde se sente à l’aise d’entrée de jeu. Retrouvez le contenu de ce cours d’œnologie en suivant le lien.

De nouveaux modes de vie en Europe

L’évolution démographique en Europe explique et reflète les évolutions plus larges de la société, telles que l’apparition de nouveaux modes de vie et de nouvelles dynamiques territoriales, habitudes de consommation et conditions de logement. Les taux de natalité sont en baisse, mais certains éléments indiquent que le désir d’enfant reste parfois insatisfait, ce qui peut être imputé à une combinaison complexe de facteurs, comme le partage inégal des responsabilités parentales, des structures d’accueil d’enfants inadéquates, une organisation du travail peu favorable à la vie familiale et l’instabilité des perspectives d’emploi. L’évolution de nos modes de vie est aussi synonyme de ruptures des relations conjugales, de différents types de relations et d’un affaiblissement des liens avec la famille élargie. Cela signifie qu’il existe une plus grande liberté individuelle de mener une vie indépendante, mais également des risques croissants d’isolement social et de stabilité moindre. En 2015, les ménages d’une personne représentaient un tiers de l’ensemble des ménages dans l’UE et seul un tiers des ménages était composé de plus de deux personnes. Cette tendance devrait se poursuivre dans la majorité des États membres d’ici à 2025, ce qui suscite de nouvelles préoccupations en ce qui concerne l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée et les responsabilités familiales, plus particulièrement les ménages monoparentaux puisqu’ils sont davantage exposés au risque de pauvreté en cas de chômage. L’égalité entre les hommes et les femmes reste loin d’être une réalité, même si les progrès en ce sens se poursuivent. Les stéréotypes sexistes persistent et les femmes sont toujours sous-représentées sur le marché de l’emploi et dans le processus décisionnel économique et politique.

L’adieu à l’Azerty

Préparez-vous, car sous peu, vous allez devoir réapprendre à écrire. Le traditionnel clavier AZERTY va en effet disparaître. Le ministère de la Culture a révélé dernièrement un projet de réforme pour ce clavier employé depuis si longtemps. Du coup, j’ai évoqué ce changement à venir avec mes collègues. C’était lors d’un incentive à Marrakech, et certains ne voyaient pas d’un bon oeil ce changement. Pour ma part, par contre, je pense que cela vaut la peine de galérer quelques jours le temps d’apprendre à utiliser un nouveau clavier. Le but est de concevoir un clavier optimisé pour le français et corriger les problèmes d’ergonomie existants. Avec le clavier actuel, il est extrêmement difficile d’écrire en français convenablement : il ne prend pas en compte les caractéristiques françaises. Alors qu’en Allemagne, les claviers sont en Quertz et intègrent des caractères spéciaux comme le «ß». Deux versions de claviers ont été sélectionnées à l’issue des débats d’experts. La première est un clavier AZERTY revu et corrigé. Les 26 lettres de l’alphabet et les chiffres ne changent pas de place, contrairement à certains autres signes tels que certaines voyelles accentuées. La seconde est une version minutieusement adaptée à la langue française, afin de ne pas se fatiguer les articulations. L’arrangement des touches de la disposition bépo est basé sur une étude statistique de la langue française.
Bref, sous peu, les constructeurs pourront donc choisir la version qui correspond le mieux à leur marché, à la fois pour les claviers physiques ou virtuels sur les smartphones. Beaucoup ne le savent pas, mais le clavier AZERTY est une erreur en soi. On le doit aux machines à écrire anglaises. Lors de leur conception au 19ème siècle, Christopher Latham Sholes a découvert que si les lettres étaient agencées de façon alphabétique, les maillets qui servaient à imprimer les lettres sur la feuille s’emmêlaient. Pour résoudre ce problème autrement qu’en tapant une lettre après l’autre, il a donc choisi une répartition différente où les lettres les moins employées sont glissées entre celles qui le sont le plus. Les claviers d’aujourd’hui ont conservé ces dispositions bien qu’elles n’aient plus de sens. Sinon, j’ai bien apprécié cet incentive. Voilà le site de l’agence qui l’a mené, si le coeur vous en dit, pour en savoir plus sur ce voyage incentive au Maroc.

Moins d’argent pour les députés

Les députés ont validé en commission dans la nuit de mercredi à jeudi la suppression de la réserve parlementaire, dans le cadre de l’examen des projets de loi sur la moralisation de la vie publique. Régulièrement critiquée comme une pratique « clientéliste », la réserve parlementaire, dont disposent les députés et sénateurs pour attribuer des subventions à des associations ou des collectivités, a représenté 147 millions d’euros en 2017. Le Sénat, qui a examiné les projets de loi avant l’Assemblée, avait prévu en remplacement de la réserve une dotation de soutien à l’investissement des communes. Mais le gouvernement, qui veut une véritable « rupture », n’y est pas favorable. La commission des Lois de l’Assemblée n’a pas adopté de dispositif alternatif à la réserve, mais prévu son extinction progressive jusqu’en 2024, soit à la fin du versement des crédits engagés avant 2018 pour des projets s’étendant dans la durée, en vertu d’un amendement de la rapporteure Yaël Braun-Pivet (République en marche). Les élus REM, MoDem et Insoumis se sont prononcés pour la suppression de cette réserve, tandis que les LR et Nouvelle Gauche (ex-PS) se sont élevés contre. « Prenons le temps » et « ne commettons pas une erreur irréversible », a plaidé David Habib (NG), tandis que ses collègues ont fait valoir les avancées en transparence et en égalité entre parlementaires sous le précédent quinquennat. La droite a récusé l’idée d’un clientélisme, évoquant « un coup de pouce donné à des collectivités » et un affaiblissement du rôle du parlementaire. Le groupe REM en réunion interne était loin d’être unanime sur la suppression de la réserve parlementaire, mais ces divergences ne sont pas apparues en commission. Des députés de plusieurs bords, y compris MoDem, ont cherché en vain à supprimer également la réserve ministérielle, qui s’élève à quelque cinq millions d’euros annuels. La rapporteure a assuré qu’une telle mesure ne pouvait relever que de la loi de finances, ce qui a étonné plusieurs parlementaires. En moyenne « 80% de la réserve ministérielle est attribuée à des circonscriptions d’élus de la majorité », a pointé Olivier Dussopt (NG), y voyant un système particulièrement « inégalitaire ». Comme d’autres groupes, le MoDem a demandé des garanties sur la fin de cette réserve, sans réponse.

La Roumanie s’isole

Alors que les rumeurs d’un remaniement couraient à Bucarest depuis quelques jours, les sociaux-démocrates, au pouvoir depuis janvier, ont retiré mercredi leur confiance à leur Premier ministre, Sorin Grindeanu. Lors d’une conférence de presse tardive, le chef du Parti social-démocrate (PSD), Liviu Dragnea, a annoncé que le gouvernement n’avait plus le soutien de la majorité parlementaire. Tous les ministres ont donc présenté leur démission, sauf Grindeanu, qui reste seul à la tête d’un gouvernement fantôme. Selon Sorin Grindeanu, cette crise s’explique par le fait que le chef du PSD veut «concentrer tout le pouvoir entre ses mains». Ce dernier avait dû renoncer à briguer le poste de Premier ministre en raison d’une condamnation à deux ans de prison avec sursis pour fraude électorale. Il avait alors proposé Grindeanu, 43 ans, pour le poste. Mais le Premier ministre, qui devait lui être fidèle, a gagné en autonomie et en popularité depuis. Proeuropéen et progressiste, il incarne désormais le renouveau du PSD, ce qui inquiète fortement Dragnea. Si Grindeanu refuse vraiment de démissionner, les sociaux-démocrates semblent condamnés à devoir déposer une motion de censure contre son propre gouvernement. «Ce serait la première fois qu’un parti tente de faire voter une motion de censure à l’encontre de son propre gouvernement», affirme le sociologue Marius Pieleanu, professeur à l’institut de sciences politiques SNSPA. «Ce scénario catastrophe pourrait mener à l’implosion du PSD», ajoute-t-il. Investi en début d’année, le gouvernement de Grindeanu incarnait pourtant l’écrasante victoire du PSD aux élections législatives. Ce succès était inattendu car le parti est éclaboussé par des affaires de corruption depuis plusieurs années. Le soupçon et la hantise de voir le pays revenir à des pratiques communistes de l’ère Ceausescu ont ainsi refait surface à la fin janvier. Le pays a été secoué par une vague de contestations sans précédent contre le gouvernement qui avait voulu faire passer une ordonnance assouplissant la loi anticorruption. Face à aux manifestations qui ont duré plusieurs semaines, le pouvoir avait finalement dû retirer le texte. Les dissensions au sein du PSD s’étaient exprimées lors de ces manifestations. A ce moment-là, il s’agissait d’une partie des sociaux-démocrates qui avaient enjoint leur chef, Liviu Dragnea, à tempérer son hégémonie et à faire évoluer l’image du parti en le délestant de ses membres corrompus. Mais Dragnea lui-même étant impliqué dans une affaire de corruption en cours de jugement, il s’était ainsi retrouvé dans une position délicate. Mais alors que tout semblait être rentré dans l’ordre depuis, l’annonce des démissions en série mercredi a remis le feu aux poudres. Pour l’historien Adrian Niculescu, «cette situation est sans précédent, d’autant plus que la crise n’est pas justifiée au vu des résultats du gouvernement et de la situation du pays». Soutenu par l’opinion publique, le gouvernement a récemment fait passer une loi visant l’augmentation des salaires des fonctionnaires, et la Roumanie affiche la plus forte croissance de l’Union européenne, avec un taux de 5,7 % au premier trimestre.