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La mère Noel arrive en avion

De nouveaux modes de vie en Europe

L’évolution démographique en Europe explique et reflète les évolutions plus larges de la société, telles que l’apparition de nouveaux modes de vie et de nouvelles dynamiques territoriales, habitudes de consommation et conditions de logement. Les taux de natalité sont en baisse, mais certains éléments indiquent que le désir d’enfant reste parfois insatisfait, ce qui peut être imputé à une combinaison complexe de facteurs, comme le partage inégal des responsabilités parentales, des structures d’accueil d’enfants inadéquates, une organisation du travail peu favorable à la vie familiale et l’instabilité des perspectives d’emploi. L’évolution de nos modes de vie est aussi synonyme de ruptures des relations conjugales, de différents types de relations et d’un affaiblissement des liens avec la famille élargie. Cela signifie qu’il existe une plus grande liberté individuelle de mener une vie indépendante, mais également des risques croissants d’isolement social et de stabilité moindre. En 2015, les ménages d’une personne représentaient un tiers de l’ensemble des ménages dans l’UE et seul un tiers des ménages était composé de plus de deux personnes. Cette tendance devrait se poursuivre dans la majorité des États membres d’ici à 2025, ce qui suscite de nouvelles préoccupations en ce qui concerne l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée et les responsabilités familiales, plus particulièrement les ménages monoparentaux puisqu’ils sont davantage exposés au risque de pauvreté en cas de chômage. L’égalité entre les hommes et les femmes reste loin d’être une réalité, même si les progrès en ce sens se poursuivent. Les stéréotypes sexistes persistent et les femmes sont toujours sous-représentées sur le marché de l’emploi et dans le processus décisionnel économique et politique.

Moins d’argent pour les députés

Les députés ont validé en commission dans la nuit de mercredi à jeudi la suppression de la réserve parlementaire, dans le cadre de l’examen des projets de loi sur la moralisation de la vie publique. Régulièrement critiquée comme une pratique « clientéliste », la réserve parlementaire, dont disposent les députés et sénateurs pour attribuer des subventions à des associations ou des collectivités, a représenté 147 millions d’euros en 2017. Le Sénat, qui a examiné les projets de loi avant l’Assemblée, avait prévu en remplacement de la réserve une dotation de soutien à l’investissement des communes. Mais le gouvernement, qui veut une véritable « rupture », n’y est pas favorable. La commission des Lois de l’Assemblée n’a pas adopté de dispositif alternatif à la réserve, mais prévu son extinction progressive jusqu’en 2024, soit à la fin du versement des crédits engagés avant 2018 pour des projets s’étendant dans la durée, en vertu d’un amendement de la rapporteure Yaël Braun-Pivet (République en marche). Les élus REM, MoDem et Insoumis se sont prononcés pour la suppression de cette réserve, tandis que les LR et Nouvelle Gauche (ex-PS) se sont élevés contre. « Prenons le temps » et « ne commettons pas une erreur irréversible », a plaidé David Habib (NG), tandis que ses collègues ont fait valoir les avancées en transparence et en égalité entre parlementaires sous le précédent quinquennat. La droite a récusé l’idée d’un clientélisme, évoquant « un coup de pouce donné à des collectivités » et un affaiblissement du rôle du parlementaire. Le groupe REM en réunion interne était loin d’être unanime sur la suppression de la réserve parlementaire, mais ces divergences ne sont pas apparues en commission. Des députés de plusieurs bords, y compris MoDem, ont cherché en vain à supprimer également la réserve ministérielle, qui s’élève à quelque cinq millions d’euros annuels. La rapporteure a assuré qu’une telle mesure ne pouvait relever que de la loi de finances, ce qui a étonné plusieurs parlementaires. En moyenne « 80% de la réserve ministérielle est attribuée à des circonscriptions d’élus de la majorité », a pointé Olivier Dussopt (NG), y voyant un système particulièrement « inégalitaire ». Comme d’autres groupes, le MoDem a demandé des garanties sur la fin de cette réserve, sans réponse.

26% aux législatives?

Le mouvement d’En marche! serait crédité de 26% de votes aux législatives tandis que les candidats de LR/UDI en obtiendraient 22%, selon un sondage Harris Interactive pour M6. D’après un sondage réalisé par Harris Interactive pour M6, En marche!, le mouvement d’Emmanuel Macron, ne totaliserait que 26 % de voix aux législatives qui auront lieu en juin prochain. Par ailleurs, les candidats soutenus par les Républicains — UDI obtiendraient quant à eux 22 % des votes, se trouvant ainsi sur un pied d’égalité avec les candidats du FN. Ils se placeront ainsi devant Jean-Luc Mélenchon, représentant de la France insoumise (13 %), et devançant également le Parti socialiste avec quelque 8 % de voix en sa faveur. Ce sondage a été réalisé en ligne le soir du second tour de la présidentielle auprès d’un échantillon de 2 376 inscrits sur les listes électorales représentant des Français âgés de 18 ans et plus. Dimanche, la France a organisé le second tour de l’élection présidentielle qui a opposé Emmanuel Macron à Marine Le Pen. Selon les données du ministère français de l’Intérieur, l’ex-ministre de l’Économie a remporté le scrutin avec plus de 60 % des suffrages exprimés. Au fur et à mesure du décompte des voix dans les grandes villes, l’écart entre les deux candidats s’accentue. Dimanche, les Français ont été appelés aux urnes pour élire leur nouveau Président. Ce vote a été marqué par un grand nombre d’abstentions (de 25 à 26 %) et un nombre record de bulletins blancs et nuls (9 % environ).

Tiffany se relance pour faire oublier « Diamants sur canapé »

Barry Rosenstein jure pouvoir sortir Tiffany de sa torpeur. Depuis son entrée au capital de la marque new-yorkaise de joaillerie, début janvier, le fondateur du fonds d’investissement activiste Jana Partners imprime un rythme infernal à son équipe de direction. A ses yeux, la marque, qui a dévoilé vendredi 17 mars un chiffre d’affaires annuel en recul de 3 % en 2016 à 4 milliards de dollars et une érosion de sa rentabilité de 3,9 % à 446 millions de dollars, n’occupe pas le rang qu’elle mérite. Le 6 février, le milliardaire new-yorkais a obtenu le départ de Frédéric Cumenal. Ce Français, ancien patron des champagnes Moët et Chandon devait relancer la marque mais il n’a tenu que 22 mois. Le président du conseil d’administration assure l’intérim. La directrice artistique Francesca Amfitheatrof, une ancienne de chez Chanel, s’est aussi vue signifier son congé, quatre ans après sa nomination. Celle qui avait choisi la chanteuse Lady Gaga pour incarner le nouveau stylefunky de la marque a été remplacée le 1er février par une figure de la maroquinerie, le styliste américain Reed Krakoff. L’homme est connu pour avoir dessiné les sacs à mains Coach, de 1996 à 2013, supervisé ses magasins et contribué à l’envolée des ventes à plus de 4 milliards dollars. Fin 2016, le directeur financier de Tiffany avait lui aussi pris la porte. Ce « vent frais », aux dires du cabinet Cowen, n’est pas pour déplaire aux analystes financiers de Wall Street. « C’était ça ou une prise de contrôle », juge le suisse Luca Solca, spécialiste boursier du secteur du luxe, persuadé du « très gros potentiel » de la marque née en 1837. Selon lui, l’urgence est « d’ouvrir une nouvelle page » et des perspectives de hausse de l’action côtée à la Bourse de New York depuis 30 ans. Numéro deux du marché mondial de la joaillerie, derrière le français Cartier, contrôlé par le suisse Richemont, et l’italien Bulgari, détenu par le français LVMH, Tiffany est encore une marque américano-américaine. « Elle tire 47 % de ses revenus de ses points de vente américains », note Ariel Ohana, banquier d’affaires, spécialiste du secteur. Malgré ses tentatives d’internationalisation, la marque fondée à New York par un papetier, Charles L. Tiffany, n’est guère connue à l’étranger, notamment en Asie, terre des nouveaux milliardaires de la planète. Les cinéphiles connaissent la marque pour la scène du film Diamants sur canapé où Audrey Hepburn, devant la vitrine du magasin de la Cinquième Avenue, rêve d’un riche mariage en grignotant un bagel. C’était en 1961. Mais, depuis, à Manhattan comme ailleurs, Tiffany n’est pas parvenue à se défaire de son image de fournisseur de bagues de fiançailles, de solitaires à la Saint-Valentin et de pendentifs pour jeunes filles. Or, le marché américain de la joaillerie ne se résume plus à celui des cadeaux payés par des hommes et offerts à leur fille ou leur femme. Selon le diamantaire De Beers, près d’un tiers des 26 milliards de dollars dépensés par la génération des 25-39 ans provient de clientes, de femmes actives qui décident seules de s’acheter une paire de boucles d’oreille ou un brillant. « Celles qui s’offrent un bijou comme elles s’offriraient un sac griffé », explique M. Ohana. Toutes rechigneraient alors à pousser la porte d’un magasin Tiffany à l’image encore « très mariage », selon Delphine Vitry, consultante chez MAD, spécialiste de la distribution. Les temps pourraient changer. D’autant que le fonds d’investissement Jana Partners s’est allié à un autre grand spécialiste du luxe, Francesco Trapani, ancien patron de Bulgari ; ensemble, ils détiendraient 5,1 % de son capital, d’après la presse américaine. L’entourage de Jana Partners refuse de commenter cette estimation. M. Trapani, petit-fils du fondateur de la marque Bulgari, est rompu aux méthodes d’internationalisation des marques de luxe. Sous son ère, la firme romaine s’est diversifiée pour ouvrir des palaces à son nom, mais aussi signer des montres et des parfums, produits par essence moins cher qu’un diamant. Bref, il sait rendre une marque plus accessible, écueil sur lequel Tiffany bute depuis des années. M. Trapani est aussi un fin connaisseur des marchés. En 1995, il a réussi l’introduction en Bourse de la firme italienne, avant d’en sceller la cession au groupe LVMH en 2011 pour près de 4 milliards d’euros. Un savoir-faire qui laisse présager d’une nouvelle ère chez Tiffany.

Le jackpot de la licence parfum de Burberry

La marque de luxe britannique Burberry a convenu de licencier ses activités de parfumerie et de cosmétiques à Coty pour 162 millions de dollars, plus un paiement de 63 millions de dollars pour l’inventaire, dans un accord qui l’aidera à développer de nouveaux produits et à lui donner l’avantage du vaste réseau de distribution du groupe américain. Plus connu pour ses trenchs britanniques, la gamme beauté de Burberry est dirigée par des parfums My Burberry et Mr Burberry, et comprend des produits cosmétiques pour aider à présenter sa marque à de nouveaux consommateurs. La société, qui a repris son usine de parfum en 2013, a déclaré qu’elle conserverait un contrôle créatif alors que Coty, qui compte Gucci, Hugo Boss et Calvin Klein dans son portefeuille, apporterait son réseau de distribution mondial à la table. La chef des finances, Julie Brown, a déclaré que Burberry avait repositionné l’entreprise en réduisant les ventes de canaux secondaires, et il était maintenant temps de faire équipe pour la développer davantage. “Coty a une très large expérience en travaillant étroitement avec d’autres marques de luxe”, at-elle déclaré dans une interview. «Nous bénéficierons de l’expertise de l’industrie de la beauté et de la distribution de première classe». Coty paiera 130 millions de livres sterling (163 millions de dollars) pour la licence à long terme, plus environ 50 millions de livres pour les stocks et autres actifs, a déclaré Burberry. Il paiera également des redevances à partir d’octobre. Beauty a contribué 7% des revenus de Burberry au premier semestre de son exercice 2016/17, soit une baisse de 17% par rapport à la période précédente, en partie à cause du repositionnement. Il a lancé le parfum masculin Mr Burberry il y a un an et le jeune modèle britannique Iris Law a promu ses produits cosmétiques. Les analystes chez Exane BNP Paribas ont déclaré qu’ils se sont félicités de la décision de trouver un partenaire pour développer les affaires de la beauté. “En fait, nous n’avons jamais aimé l’idée de Burberry qui gère son entreprise de beauté directement, car la beauté est une entreprise de biens de consommation rapide (produits de consommation rapide) où vous gagnez à l’arrière de la portée mondiale”, ont-ils déclaré. Burberry a déclaré que l’accord serait globalement neutre pour ajuster le bénéfice avant impôts en 2017/18 et accréer l’année suivante. A lire sur Création de Parfum.

Dans ma foi, j’ai traversé des moments d’obscurité

Le pape François a reconnu dimanche avoir traversé lui aussi “des moments d’obscurité” dans sa foi et que “certains jours celle-ci ne se voit pas” mais qu’avec le temps on la retrouve. “Moi aussi certaines fois j’ai traversé des moments d’obscurité dans ma foi, et la foi a beaucoup baissé, mais avec un peu de temps on la retrouve”, a lancé le pape lors de sa visite aux paroissiens de Sainte-Marie de Setteville, dans la municipalité de Guidonia, aux portes de Rome. “La foi certains jours on ne la voit pas, tout est noir”, a-t-il poursuivi dans son discours improvisé. “Hier par exemple j’ai baptisé 13 enfants nés dans les zones sinistrées par les séismes (environ 300 morts cet été, ndlr) et il y avait un papa qui a perdu sa femme et on se demande si cet homme peut avoir la foi”, a raconté le pape argentin. “On comprend qu’il y a de l’obscurité, il faut respecter cette obscurité dans l’âme. On n’étudie pas pour avoir la foi, on la reçoit comme un cadeau”, a assuré Jorge Bergoglio. Le pape argentin a également invité les jeunes de la paroisse à ne pas se satisfaire de la messe du dimanche, mais à aider les pauvres et les vieux, à communiquer avec leurs parents. “Si je dis que je suis catholique et si je vais tous les dimanche à la messe mais ensuite je ne parle pas avec mes parents, je n’aide pas mes grands-parents, les pauvres, je ne vais pas trouver les malades, ça ne sert à rien, ce n’est pas un témoignage”, a-t-il dit. “De cette manière on n’est qu’un chrétien perroquet, des mots, des mots, des mots. Le témoignage chrétien se fait avec trois choses: les mots, le coeur et les mains”, a conclu le pape.

A Los Angeles

Les logements de nos fonctionnaires

La ministre de la Fonction publique, Annick Girardin, a annoncé ce vendredi la construction en Ile-de-France de six-cents logements destinés aux fonctionnaires les plus modestes de la fonction publique d’Etat. La liste des cadeaux électoraux distribués par le gouvernement s’allonge. Le gouvernement continue de cajoler son électorat. Ce vendredi, ce sont les fonctionnaires qui bénéficient des largesses du pouvoir socialiste, très généreux à mesure que l’on se rapproche de l’élection présidentielle. Selon le ministère de la Fonction publique, six-cents logements vont être construits, “à partir de la fin du second semestre 2016″, qui seront réservés aux fonctionnaires les plus modestes. Ce dispositif est le fruit d’un partenariat entre l’Etat, l’ERAFP (l’Etablissement de Retraite additionnelle de la Fonction Publique) et la Caisse des Dépôts qui se traduira par la signature prochaine d’une convention. L’opération représente un coût total de 60 millions d’euros. Elle a vu le jour en s’appuyant notamment sur un rapport co-signé par Alain Dorison et Chantal Chambellan Le Levier, remis mardi à Mme Girardin. Il constate que “depuis plusieurs années, ni les rémunérations principales des agents publics les plus modestes, ni l’indemnité de résidence, initialement créée à cette fin, ne sont en mesure d’accompagner la progression des dépenses de logement des agents les plus modestes, dans les zones les plus tendues”. Cette annonce intervient alors que le journal Challenges a révélé ce vendredi le montant des cadeaux électoraux accordés par François Hollande depuis quelques semaines. En 2017, l’Etat déboursera 6,5 milliards d’euros pour financer les diverses promesses du président, à destination du cœur de son électorat : la jeunesse, les fonctionnaires, les collectivités locales ou les professeurs.

Falaises