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Le centenaire des avalanches en Islande

Il y a cent ans cette semaine, des avalanches ont frappé Siglufjörður et ses environs, au nord-est de l’Islande, faisant 18 morts. L’avalanche de Siglufjörður a entraîné sept bâtiments dans l’océan, dont l’un était une usine de traitement du hareng. Neuf personnes ont perdu la vie dans l’avalanche de Siglufjörður, survenue le 12 avril 1919, tandis que sept autres ont survécu. Le même jour et le lendemain, des avalanches ont touché la ferme Engidalur et le fjord Héðinsfjörður à proximité, faisant neuf morts. L’usine de transformation du hareng a été mise en service en 1911 et a été la première grande usine de transformation du hareng d’Islande. Le bâtiment de trois étages avait été construit par deux frères norvégiens, Gustav et Olav Evanger, en coopération avec une entreprise allemande à Hambourg, Thomas Morgan Sohn. L’usine était entourée d’abris de stockage et de maisons pour le personnel – des maisons en rondins de style norvégien. L’usine employait entre 80 et 100 personnes. Un petit village a donc été construit autour de l’opération. L’hiver de 1918-1919 a vu plus de neige que la plupart au 20 siècle. Le jour où l’avalanche est tombée à 4 heures du matin, personne ne travaillait dans l’usine, mais un directeur norvégien et son épouse étaient chez eux dans leur cabane en rondins. Sept personnes ont été secourues dix heures après l’avalanche. La force de l’avalanche était telle que toutes les jetées ont été détruites et que tous les petits bateaux se sont brisés. Deux navires ont été déplacés. À la ferme Engidalur, une autre avalanche a tué une famille de sept personnes. Enfin, deux hommes ont été tués lorsqu’une avalanche a frappé le fjord Héðinsfjörður. Plus d’information sur voyage CE en Islande en allant sur le site web de l’organisateur.

Régler les problèmes avec la Chine

Comment ça va finir?  C’est la question qui pèse sur la prétendue guerre commerciale que mènent actuellement les deux plus grandes économies du monde, les États-Unis et la Chine.  Il est facile de se perdre dans les droits de douane et autres pénalités sévères utilisées de chaque côté pour obtenir un avantage. Dans un discours prononcé le 10 avril, le président Xi Jinping a suggéré à la Chine de continuer sur sa lancée gouvernementale pour devenir une superpuissance technologique d’ici 2025, malgré les actions des États-Unis. Et le président Trump ne cesse de répéter qu’il mettra fin à l’utilisation illégale par la Chine de l’ingéniosité américaine, perpétrée par le biais de vols, de transferts de technologie forcés et de coentreprises obligatoires.  Le résultat le plus probable sera une trêve négociée. Cependant, sous le régime actuel, le différend commercial a également obligé chaque partie à regarder son point faible. Pour chacun d’entre eux, il s’agit d’une préoccupation perçue quant à la capacité d’inventer de nouvelles idées qui génèrent de nouveaux services et produits sur un marché mondial concurrentiel. Les compromis finaux pour mettre fin à cette «guerre commerciale» peuvent dépendre de la chaque pays change sa vision d’être capable d’inventer et de créer de nouveaux marchés.   Pour les États-Unis, un rapport de la National Science Foundation publié en janvier a averti que la part mondiale des activités scientifiques et technologiques du pays était en baisse. Le rapport recommande aux pouvoirs publics, aux universités et aux entreprises de différentes manières de relancer la créativité du pays, telles que l’augmentation des dépenses fédérales en recherche fondamentale.   En Chine, l’une des grandes préoccupations n’est pas l’intervention accrue du gouvernement, mais peut-être moins.   Dans un article publié le mois dernier, Chen QuQing, économiste au Parti communiste, a écrit que 2% seulement des brevets émanant d’universités chinoises avaient été transférés ou concédés sous licence. «La capacité globale d’innovation du pays n’est pas à la hauteur des normes des autres superpuissances scientifiques et technologiques», a-t-il déclaré. Alors que la Chine dépense énormément dans la recherche, «de nombreuses recherches n’ont pas permis de produire des technologies utiles ou commercialisables».   Les principales raisons sont une faible capacité pour l’innovation originale, un manque de talent de haute qualité et un faible taux d’utilisations appliquées pour la recherche fondamentale. L’économie chinoise et ses travaux scientifiques «restent deux domaines très décousus», a-t-il écrit.   Qui devrait conduire l’innovation? il demande. La réponse est des entités de marché, conclut M. Chen.   Les entreprises privées les plus créatives de Chine exigent une meilleure protection juridique de leurs idées sur le marché intérieur. Ce changement de mentalité oblige M. Xi à accélérer les réformes du système des brevets. Pour les États-Unis, de telles réformes doivent également s’appliquer aux entreprises étrangères qui souhaitent intervenir dans l’économie chinoise.   Si chaque partie ne peut que reconnaître un intérêt commun à favoriser l’innovation – peu importe où elle se produit -, la «guerre commerciale» pourrait se terminer plus tôt que plus tard.

Normaliser le fret

L’État a procédé en 2005 à une recapitalisation de Fret SNCF à hauteur de 1,4 milliard d’euros, dans la perspective de l’ouverture à la concurrence. La Commission Européenne a accepté cette recapitalisation en contrepartie d’un plan de restructuration de l’activité, sous la condition d’un retour à l’équilibre à un horizon de 10 ans. Malgré l’importance des efforts d’adaptation et de réorganisation qu’a consentis depuis cette date Fret SNCF (réduction des effectifs de 15 000 agents en 2008 à 7 400 en 2015 ; cession de la majeure partie du parc de locomotives à Akiem ; réduction de l’activité de 700 000 wagons chargés en 2005 à 150 000 en 2014, etc.), le résultat reste négatif (-314 M€ en 2016). Le poids de la dette accumulée (4,3 milliards d’euros en 2016) explique en partie ce résultat. Néanmoins, comme le souligne la Cour des Comptes, la marge opérationnelle reste elle-même négative. La tendance à l’amélioration observée depuis 2010 s’est interrompue en 2016, sous l’effet d’une conjoncture peu favorable. Au total, depuis 2005, sa dette a plus que doublé. Les engagements pris auprès de la Commission Européenne ne sont donc pas tenus, et celle-ci exigera certainement une filialisation de Fret SNCF. Cette filialisation doit s’inscrire dans une perspective de « normalisation » de Fret SNCF. Le préalable est donc un retour à l’équilibre, avec une marge opérationnelle positive (elle était de -130 M€ en 2016). Plusieurs évolutions doivent donc être engagées ou poursuivies : – L’amélioration de l’efficacité industrielle (améliorer le remplissage des trains par une refonte des processus industriels, et notamment des systèmes d’information); – La réduction des coûts de structure, qui demeurent trop élevés ; – La maîtrise des coûts salariaux. Sur cette base une recapitalisation pourra être envisagée : la dette de Fret SNCF pourrait être en grande partie reprise par SNCF Mobilités, dont la structure financière est saine et qui est en mesure de supporter cette dette sans perdre ses capacités de développement. L’activité ainsi redressée pourrait alors être filialisée. Comme le souligne la Cour des Comptes dans son récent référé, il est préoccupant que l’ARAFER ait refusé à deux reprises de valider le référentiel comptable de SNCF Mobilités (considérant notamment que le taux de charges financières appliqué par SNCF Mobilités à cette activité n’est pas conforme aux exigences d’un environnement concurrentiel). L’approbation de ce référentiel semble être un préalable au regard des exigences du droit communautaire.

Cyberviolence : impliquer tou-te-s les élèves

En matière de lutte contre la cyberviolence, ne pas impliquer tou-te-s les élèves pourrait s’avérer infructueux. En effet, chacun-e contribuant à maintenir le système de genre selon son rôle, sa place, toute action sur un groupe ou une catégorie d’élèves semble vouée à une faible efficacité si l’ambition collective est celle de la transformation des rapports sociaux et des relations entre les jeunes dans lesquels s’inscrit le cybersexisme. Evidemment, le temps, les espaces, les ressources et les moyens seront considérés – certainement à juste titre – comme fortement limitatifs de ces ambitions. Toutefois, des solutions peu onéreuses et simples peuvent être imaginées dans le cadre d’une dynamique collective. Dans certains établissements les jeunes et/ou les adultes nous ont fait part de dispositifs ou de ressources collectivement identifiées comme positives et que l’on peut citer à titre d’illustration, sans ambition d’exhaustivité : / la médiation des conflits par des adultes à l’intérieur de l’établissement (mais ne relevant pas directement du personnel de l’établissement) ; cela ne concernera pas les faits de violences qui relèvent d’un autre périmètre et d’autres actions mais pourra être utile en matière de prévention ; / la médiation par les pairs : technique qui implique de revenir sur les faits objectivables et de travailler sur le ressenti des différents protagonistes ; cela ne concernera pas les faits de violences pour lesquels la médiation n’est pas adaptée car elle met au même niveau victimes et agresseur-e-s. / le dispositif pédagogique responsabilisant les jeunes, comme le conseil coopératif, dont les fruits amenant à la clarté d’expression d’une pensée réfléchie et critique ; / les dispositifs de type « ambassadeurs et ambassadrices contre le harcèlement » ont été mis en place à l’initiative du Ministère de l’ Éducation nationale. Cependant ces dispositifs peuvent mettre les élèves dans une situation de responsabilité parfois trop importante au détriment des adultes. Repenser le dispositif dans le cadre d’un partenariat jeunes/adultes pourrait être avantageux.

L’économie française ne décolle pas

Pourquoi l’économie française ne décolle pasLa France s’éloigne chaque année davantage du petit club des pays européens qui ont accompli au moment où cela était opportun les réformes essentielles. Triste fin d’année pour l’économie française. L’activité ne décolle pas. Alors que la plupart des pays européens, à l’instar des Pays-Bas, vont dépasser 2%, notre pays n’aura aucune chance d’atteindre les 1,5% prophétisés depuis des mois par le gouvernement. La dernière note de l’Insee estime qu’on s’en tiendra à 1,2% seulement. Autant dire que les Français continuent d’avoir le sentiment qu’ils sont dans une période de stagnation et que la course à la croissance annoncée dans les tribunes du pouvoir n’est qu’une vaste chimère. En fait, l’économie ne se remet pas de la purge exceptionnelle que lui a fait subir François Hollande au début de son quinquennat. Trente cinq milliards d’euros ont été prélevés sur les particuliers, ceux qui de plus étaient le mieux à même de faire fonctionner la machine de l’activité. Et malgré les dires officiels, le pouvoir n’est jamais revenu en arrière : au contraire, il menace de durcir encore les prélèvements sur « les plus riches ». En second lieu, l’instabilité fiscale donne le tournis : aucun autre pays européen ne modifie sa législation pratiquement chaque année, empêchant les entreprises d’avoir une politique à long terme. Et ce ne sont pas les prévisions de baisses d’impôts prévues dès le mois de janvier prochain (alors qu’elles devaient entrer en vigueur en août, mais c’eût été après les élections !) qui modifieront la donne. La conséquence de la politique de gribouille conduite par la France apparaît clairement : elle s’éloigne chaque année davantage du petit club des pays européens qui ont accompli au moment où cela était opportun les réformes essentielles. On note ainsi une divergence croissante entre la France et l’Allemagne : la hausse des prélèvements obligatoires se poursuit car elle n’est pas compensée par la baisse des charges du pacte de responsabilité. Par ailleurs, l’excédent commercial allemand continue de progresser, alors que c’et le déficit qui nous tenaille. Enfin, la dette publique représente 96% du produit intérieur brut en France contre 60% en Allemagne. Finalement, l’écart entre les deux pays est passé de 6,8 à 8,6% du produit intérieur brut entre 2008 et 2015. Les raisons de cette dégradation sont bien connues et répétées à longueur de rapports : la France est incapable de se réformer, il suffirait pourtant de copier nos partenaires sur les mesures essentielles, mais les rigidités de notre système de travail, l’absence de véritable dialogue social nous empêchent d’avancer. Et la situation ne peut que se dégrader, car les conditions de la conjoncture seront moins favorables l’an prochain : nous avions bénéficié der la baisse des taux d’intérêt, alors que ceux-ci amorcent leur remontée, nous avions un pétrole au plus bas, alors qu’il opère un bond sérieux. Autre handicap : les hausses de salaires annoncées vont être grignotées en partie par une inflation qui montre à nouveau le bout de son nez. La France, au cours de son histoire, n’a jamais été capable de progresser sans une dévaluation de sa monnaie, qui lui donnait l’impression de se réformer en douceur. Depuis l’euro, cela n’est plus possible. Elle se trouve ligotée et contrainte d’opérer les changements au forceps. Cela signifie que François Hollande laissera un cruel héritage à ses successeurs.

Les dons passent aussi par le Crowdfunding

La clochette de l’Armée du Salut tinte au-dessus du chaudron de Noël depuis 150 ans. Mais cet appel aux dons ancestral est aujourd’hui distancé par des campagnes au retentissement beaucoup plus grand, aux montants encore plus impressionnants, sans avoir à mobiliser des bénévoles dans le froid. Ces collectes ont trouvé un nouvel allié : les plateformes de financement participatif. Adieu la clochette, bonjour Internet. Un nombre croissant d’associations, d’ONG, et même des antennes des Nations unies, organismes intergouvernementaux, lancent de nouvelles pistes pour récolter des dons ou financer des projets humanitaires en ligne. Un moyen moins humain peut-être mais plus efficace. Le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) vient ainsi de lancer une campagne sur le premier site de crowdfunding mondial, l’américain Kickstarter. Les fonds collectés doivent financer des aides d’urgences pour les réfugiés, notamment Syriens. Pour chaque somme, le site donne une indication de son utilisation : 30 dollars permettent de couvrir des besoins en eau de 50 personnes et 600 dollars donnent accès à l’éducation et aux soins pour un enfant pendant un an. A la différence des autres campagnes Kickstarter, il n’y a pas de montant minimum en deçà duquel celle-ci échoue sans recevoir un centime : tous les fonds récoltés seront utilisés (ils sont d’ailleurs déductibles fiscalement). L’initiative a déjà largement dépassé le million de dollar récolté, une somme qu’il aurait été bien difficile de mobiliser en dehors de la plateforme et qui ravit Céline Schmitt, responsable de l’information à l’UNHCR de Paris : « Nous essayons de développer de nouvelles levées de fonds privées car les ressources des Etats ne suffisent plus face aux crises. » D’autres projets sont en cours d’élaboration, avec Airbnb notamment, pour pallier ce manque. Selon l’UNHCR, moins de la moitié de ses actions pour les réfugiés autour de la Syrie ont trouvé les financements nécessaires pour cette année. L’exposition et l’efficacité de ces campagnes sur Internet les ont rendues indispensables. Dans cette veine, d’autres associations ont aussi lancé des collectes, comme SOS Méditerranée qui, avec le soutien de Médecins du monde, récolte des dons sur le site Ulule pour financer un bateau et aller en aide aux réfugiés. La campagne a déjà recueilli plus du double de son objectif initial. Même démarche après les inondations meurtrières dans le sud de la France, le journal local Nice-Matin a lancé un groupe d’entraide sur Facebook et une cagnotte sur Ulule. Il faut dire que le journal connaît bien les vertus de la plateforme, c’était grâce à elle que les salariés avaient récolté en 2014 plusieurs centaines de milliers d’euros pour racheter leur propre entreprise. Pour le directeur général adjoint du site de financement participatif français Ulule, Mathieu Maire du Poset, ces initiatives existent depuis leur lancement il y a cinq ans : « On a déjà eu plus de 3 000 projets portés par des associations pour des projets humanitaires ou solidaires. Les petites associations le font surtout parce qu’elles n’ont ni les moyens, ni les compétences pour organiser une récolte de dons traditionnelle. Les grandes associations, comme la Croix Rouge, le font pour diversifier leurs actions et leurs publics. » S’immiscer dans des modèles déjà répandus sur Internet pour toucher des publics qui ne feraient pas l’effort de se mobiliser dans d’autres structures : ce serait la clé du succès. Même si ce modèle n’est pas toujours adapté et peut présenter des effets pervers. Ainsi, les sites de financement participatif fonctionnent souvent comme un système de prévente, avec des contreparties. Chez Ulule, cette règle vaut pour 98% des projets, ceux-ci ne peuvent être considérés comme des dons. Lorsque des associations reconnues d’utilité publique veulent véritablement mettre en place une campagne de dons – donnant droit aux déductions fiscales qui vont avec – d’autres règles doivent être respectées. La contrepartie ne peut pas alors dépasser 25% de la valeur du don.

Le plus grand sondage du monde

Le libre marché a généralement mauvaise presse. Il serait pourtant sans doute davantage respecté s’il était pris pour ce qu’il était vraiment : un fabuleux sondage d’opinion, et un outil indispensable pour la prospection et la compréhension du monde. A l’occasion d’une conférence à Montréal le mois dernier, c’est en effet ainsi que le libre marché a été présenté, et je dois dire que je suis entièrement d’accord avec cette idée. Chaque minute, les opinions de millions, de milliards de producteurs et de citoyens se mesurent les unes aux autres. Sans passer le plus petit coup de téléphone et sans qu’il soit même nécessaire de les contraindre, tous promulguent leur avis, à tout instant. Préfèrent-ils boire du Nespresso ou du café filtre ? Préfèrent-ils des vacances en France ou à l’étranger ? Combien seraient-ils prêts à mettre pour assister à un concert de Britney Spears ? Et pour un concert de Metallica ? Il ne peut y avoir de sondage d’opinion plus large et plus persistant que celui qui est produit par le libre marché. Demandez à ces mêmes citoyens de répondre à des QCM sur le café, leurs destinations vacances ou leur groupe de musique préféré… et vous êtes sûr d’avoir des résultats moins crédibles. Primo, la mise en place d’un tel sondage serait complexe et ennuyeuse. Et quand ils seraient enfin publiés, les résultats seraient déjà obsolètes. D’autre part, en quoi ce sondage serait-il plus pertinent que le libre marché ? Il y a en effet par moments un abîme entre les préférences exposées et celles réelles. Ainsi, toute personne peut affirmer, quand on le lui demande, être heureuse au travail et consommer régulièrement une marque de céréales. Mais en définitive, la seule preuve matérielle de ces affirmations demeure dans les choix qu’elle opère sur le libre marché. Chaque échange révèle le goût réel du citoyen. À tout instant de la journée, chaque individu y déclare donc ce qu’il pense réellement. Il peut s’agir d’une galerie marchande ou d’un marché du travail, mais dans tous les cas il s’agit bien de libres choix. Et bien qu’il soit difficile de savoir précisément quelle personne opère quel choix (et heureusement pour nous), peu importe : car il est d’apprécier le résultat final de ces choix. Ainsi, un service convoité, populaire ou rarissime, verra son prix augmenter, alors qu’un autre peu convoité, impopulaire ou largement disponible, verra son prix s’amoindrir. Le libre marché représente en définitive l’alliance suprême de la liberté individuelle et de la liberté d‘expression, et ce à très grande échelle. Cette conférence s’est avérée au final captivante, d’autant qu’elle m’aura également permis de découvrir Montréal, que je connaissais assez peu. Si la destination et le thème vous intéresse, je vous recommande de vous inscrire au prochain séminaire à Montréal – suivez le lien pour toutes les infos. C’est captivant.

Confidentiel: Air France booste Easyjet

Quand cela va mal pour les uns, cela va bien pour les autres. C’est un principe assez simpliste mais qui fonctionne parfois, et qui démontre le besoin de changement. De quoi je parle ? D’Easyjet et d’AirFrance, car la compagnie nationale aura réussi une performance, celle de booster les profits d’Easyjet. Et surtout de se tirer une balle dans le pied. La compagnie britannique à bas coût a en effet indiqué vendredi qu’elle pensait désormais dégager un bénéfice annuel avant impôt plus important, compris entre 575 et 580 millions de livres (735 à 742 millions d’euros), contre une fourchette de 545 à 570 millions de livres estimée en juillet, et un bénéfice de 478 millions de livres en 2013. Certes, la baisse des prix du kérosène a également réduit les charges de la compagnie mais les deux semaines de grève à Air France ont gonflé la fréquentation des avions. Easyjet prévoit du coup un bénéfice net pour 2014 de 575 à 580 millions de livres (735-740 millions d’euros) contre 545 à 570 millions de livres estimé en juillet. Easyjet, qui avait anticipé les reports de clients dès avant le début du mouvement des pilotes d’Air France, a mis en place des sièges supplémentaires sur les liaisons Paris-Toulouse, Paris-Nice et Lyon-Toulouse. D’abord 1.000 puis 3.000 places supplémentaires ont été proposées durant ces deux semaines. Des offres qui ont rencontré un tel succès que certaines places de sont arrachées à prix d’or. Deuxième compagnie low cost européenne derrière l’irlandaise Ryanair, easyJet est aussi devenue la deuxième compagnie aérienne dans l’Hexagone, avec plus de 14 millions de passagers transportés en 2013, 182 lignes et 18 aéroports desservis. Source : http://www.avion-chasse.fr - Alors, on peut réellement remercier les pilotes d’Air France, qui ont également demander le paiement de leurs jours de grève. Continuez, vous êtes sur la bonne ligne pour réellement vous retrouver au chômage dans les quelques années qui viennent.

De Trafalgar à l’histoire

Le savez-vous, l’Amiral Nelson est posé en haut de sa colonne sur Trafalgar Square, en direction de la France, pour sonner la charge en cas de zèle des gaulois. Cette anecdote, et plein d’autres encore, je les ai eu pendant une immersion d’un nouveau genre à Londres. En effet, avec le boulot, nous avons effectué un séminaire historique dans la capitale britannique pour prendre de l’histoire des réflexions sur l’avenir. Et au menu, la bataille de Trafalgar. Depuis la reprise des hostilités entre la Grande-Bretagne et la France en 1803, la marine anglaise cherchait à affirmer sa domination, notamment parce que l’alliance franco-espagnole avait donné un avantage numérique à ces deux pays. On pouvait craindre que leurs flottes ne se concentrent dans la Manche pour permettre à la France d’envahir l’Angleterre. Avec la terrible défaite de sa flotte à Trafalgar, le 21 octobre 1805, la France abandonna sa suprématie sur les mers à l’Angleterre dont la domination maritime devait durer un siècle. Les flottes anglaise, française et espagnole s’affrontèrent dans l’Atlantique au large du cap de Trafalgar, près du port espagnol de Cadix. Nelson, l’amiral britannique, voulait obtenir un résultat décisif, même si cela signifiait que ses vaisseaux essuieraient le feu de l’ennemi pendant qu’ils s’en approchaient. « Au cas où l’on ne pourrait pas voir ni comprendre parfaitement les signaux, aucun capitaine ne peut se tromper s’il place son navire le long de celui de l’ennemi », avait-il expliqué à ses capitaines avant la bataille. Cela leur permettait de ne pas respecter la formation de combat si nécessaire. Nelson savait que ses vaisseaux étaient plus maniables et que leur armement leur permettrait d’infliger davantage de dégâts de près et ce malgré le nombre supérieur de navires ennemis. Le plan réussit, mais Nelson, aisément reconnaissable à ses étoiles et décorations sur son vaisseau amiral, le Victory fut visé par un tireur français. Il survécut assez longtemps pour apprendre que ses marins avaient été victorieux. Les survivants de la flotte franco-espagnole retournèrent à Cadix et Villeneuve, l’amiral français, mourut dans de mystérieuses circonstances avant de pouvoir faire son rapport à l’empereur. Toute cette plongée dans l’histoire est très intéressante, et ce séminaire nous a permis effectivement de dresser des lignes d’apprentissage pour l’avenir. Si jamais cela vous intéresse, suivez le lien pour obtenir le contact de l’agence qui a organisé notre séminaire à Londres.

Repenser l’économie française

La fiscalité est toujours le mot de guerre en France, mais pas uniquement. Il serait de bon ton de penser différemment à la situation économique de la France dans son ensemble. A commencer par l’impôt. Sur ce point, bonne nouvelle, les français seraient d’accord pour imposer plus largement les ménages afin de ne pas sacrifier l’emploi dans les entreprises. En effet, Augmenter le nombre de personnes payant l’impôt sur le revenu, réduire la fiscalité des entreprises et prélever l’impôt à la source sont les mesures les plus souhaitées par les Français, selon un sondage BVA-Aviva publié mercredi sur le site internet du quotidien Les Echos. Elles recueillent respectivement 66%, 64% et 63% d’avis favorables, devant la modification de la CSG pour la rendre progressive (56%). A l’inverse, la fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG recueille une minorité d’avis favorables (45%), tout comme la baisse ou la suppression d’avantages fiscaux (34%), l’individualisation de l’impôt (33%) et la hausse de la TVA pour financer une baisse des charges sociales (29%). Et pour les entreprises ? Alors que les économistes s’accordent à dire que 2014 sera difficile, les entreprises et réseaux intermédiaires s’enquièrent des moyens performants de conserver leur niveau de business et le cas échéant, de le consolider. La promotion est l’un de ces moyens. La stimulation commerciale est efficiente quand quelques composants correspondants sont réunis : une action, une effusion, des objectifs clairs aisément par les commerciaux, et bénéficier de différents cadeaux. La cible reste bien entendu l’augmentation du chiffre d’affaires. La motivation des forces de vente autorise d’accroître le rendement. Les buts sont généralement indiqués à l’égal d’un développement de ventes. Le challenge des forces de vente permet de challenger son réseau commercial. Le vendeur n’est pas exclusivement en recherche de victoire afin d’effectuer un don, pourtant requiert d’être motivé. La correspondance diffusée dans la structure du challenge commercial permet de diffuser les bases de la société. La motivation des vendeurs autorise d’instruire les commerciaux. Juste technique de fidélisation pour la force commerciale, l’instruction est clef dès lors qu’ s’agit de d’instruire le commercial. La communication permet de porter fondements de l’organisation, également des messages ad hoc. Le dispositif commercial reste une manifestation de ressources managériales dont l’ambition reste le surpassement des personnes pour accroitre la marge. J’ai regardé pour ma société les bonnes organisations, et je peux vous conseiller de suivre le lien pour mettre sur pied votre incentive commerciale