Monthly Archives: February 2013

Découvrir Roros

J’ai eu le bonheur de partir en séminaire entreprise à Roros. Non seulement c’est rigolo à dire, mais surtout Roros est l’un des endroits les plus froids de Norvège. En janvier 2010, le thermomètre y est descendu jusqu’à -42°C, sans battre toutefois le record de l hiver 1914, ou le mercure avant atteint -50°C. Et qui sait quelle température il affichait en décembre 1718. Cette année-là, alors que la Grande Guerre du Nord faisait rage et que le général de la Barre, à la tête des troupes suédoises, fonçait sur Roros, saccageant tout sur son passage, le roi de Suède, Charles Xll, était tué au siège de Fredrikhaldn. Le général de la Barre abandonna la ville sur-le-champ pour tenter de rallier le gros de l’armée, mais une aggravation subite des conditions météorologiques sur les montagnes au nord-ouest de Roros emporta 3000 de ses soldats, tous victimes du froid. De tous temps, le froid sera le meilleur allié de Roros, le seul village en bois de Norvège à n’avoir subi qu’une seule fois les ravages des flammes. Un froid dont les habitants, surtout des mineurs, se protégeaient aisément, contraints de travailler toute l’année dans les mines de cuivre, où la température se maintenait constamment à +5°C. C’est grâce à ces mines que Roros a vu le jour, sur un plateau nu et venteux du centre de la Norvège, à près de 630 mètres d’altitude, près de la frontière sortiront de terre, jusqu’à ce que la faillite de la compagnie minière et l’incendie de la fonderie, en 1977, portent le coup de grâce à Roros. Moins de trois ans plus tard, l’Unesco inscrira le village au patrimoine mondial. « Roros est un exemple unique de ville minière en bois››, affirme la publicité. «Pendant 353 ans, la ville tut un melting-pot de cultures et d’influences venues d’Allemagne, du Danemark, de Suède et de Trondheim. Ce mélange a produit un agglomérat de maisons en bois, un décor unique dans le panorama industriel norvégien››. La fin de l’âge du cuivre a coïncidé avec le début du tourisme. Du coup, ses 5000 habitants se sont reconvertis en guides, aubergistes ou restaurateurs, accueillant un million de visiteurs par an, avides de découvrir cette ancienne cité minière, même dans la rigueur de février, à l’occasion du traditionnel marché de cinq jours de Rorosmartnan, quand 70 000 touristes envahissent la ville. L’été reste la saison la plus agréable pour une visite, qui débute par l’église (1784) et sa vaste salle où les places étaient réparties par cens, des mineurs à la famille royale. Elle se poursuit par les maisons des ouvriers de la fonderie, les entrepôts et la place où l’on pesait le minerai, les slegghaugan (collines d’éboulis), elles aussi classées. La fonderie abrite aujourd’hui le musée de la Mine. Le clou de la journée demeure la visite des mines, la vieille Qlavsgruva puis la Nyberget, plus récente, à 13 kilomètres du centre. On pénètre dans les galeries sur 500 mètres, dans un décor de son et lumière recréant l’atmosphère d’une mine en pleine activité où même quand une tempête boréale se déchaîne dehors, à l’intérieur la température continue d’être rassurante. Nous avons effectué ce séminaire avec une super agence qui nous a fait découvrir ce lieu très inhabituel. Je me permets donc de vous donner leurs coordonnées que vous trouverez en allant sur séminaire entreprise.

En séminaire à Collioure

Découvrir Collioure avec ses collègues en séminaire, cela gâche un peu le plaisir. Certes la ville est superbe, mais forcément, on a plutôt envie de se faire plaisir entre amis et en famille. Voilà ce qu’aurait été mon séjour à Collioure de manière idéale. L’inévitable joyau de la Côte vermeille. Autour de son solide fort médiéval et de la célèbre tour de l’église Notre-Dame-des-Anges, Collioure joue la carte des couleurs méridionales. Roses, ocres et jaunes picotent les nuances bleutées et verdoyantes du paysage environnant. Matisse et Derain, précurseurs, ont révélé la magie de la palette, et la petite ville mère du fauvisme ne désemplit plus. Qu’importe. Le plaisir de l’œil vous transporte dans les ruelles qui se déversent sur le port. Après le parcours piéton des spots où les peintres ont posé leur chevalet, arrêt obligatoire aux Templíers, vénérable CHR (Café Hôtel-Restaurant). Invariablement, les artistes y laissent leurs toiles dédiées à l’hospitalité familiale des Pous. Ce petit musée vivant se consomme d’abord au comptoir avec un muscat sec sur une assiette d’anchois et l’âme curieuse du touriste s’envole avec celle de l’artiste dans une bonne humeur cosmopolite ! Le monde se perd dans la cité catalane, qui tangue entre terroir et terre entière. Aux côtés des Templiers, La Crêperie bretonne pétille sous les auspices d’Annaïck Noblet (la grand-mère du patron). Le voyage se poursuit en remontant les ruelles, jusqu’en Chine, au Chin Chin, oriental comme son nom l’indique. Retour au terroir à La Cave Arago, qui excite les papilles les plus aguerries avec instinct, tapas-maison et vins nouveaux. Fin de soirée au Piano (le bar de nuit de Collioure) et fin de nuit à La Casa Païral, idéalement située au cœur de Collioure, ou au grand Relais des Trois Mâts, fraîchement relooké de « Toiles du Soleil ››. L’hôtel possède en prime le plus beau panorama sur le port. Un souvenir de carte postale. Le séminaire à Collioure étant quand même réussi, grâce à l’agence qui a bien bossé. Pour ceux que cela intéresse, voici leurs coordonnées : http://www.organisation-de-seminaire.fr

De la poésie de l’huitre

De la poésie de l’huitre. Le terme huître (ou huitre) recouvre un certain nombre de groupes de mollusques marins bivalves qui se développent en mer. Elles ne vivent que dans de l’eau salée (contenant 30 à 32 grammes de sel par litre (g/l), voire moins) et se trouvent dans toutes les mers. L’étude des huîtres fossiles montre que de nombreuses espèces ont existé dans le passé et ont, comme leurs ancêtres, joué un rôle écologique et trophique important sur les plateaux continentaux, contribuant notamment au cycle du carbone et aux puits de carbone. Les paléontologues retrouvent des accumulations massives de coquilles d’ostréidés, très épaisses (« intérieur » d’un banc ou récif constitué d’huîtres) ou en couches bidimensionnelles lorsqu’elles couvraient le sédiment. Diverses espèces ont occupé une large gamme de niches écologiques, avec des morphotypes adaptés à différents substrats et à des conditions environnementales, climatiques et édaphiques variant selon la salinité, la turbidité, l’oxygénation, le courant, la saison, la bathymétrie, etc. La croissance accrétionnaire et saisonnière des coquilles (via les stries de croissance) est une mémoire des fluctuations environnementales. Elle permet des études sclérochronologiques, qu’on peut affiner par l’analyse des teneurs en isotopes stables (C et O), ce qui permet de rétrospectivement évaluer l’âge absolu des huîtres fossiles et reconstituer leurs dynamiques de populations. On a ainsi pu évaluer le temps représenté par certaines couches sédimentaires (cycles annuels à pluriséculaires). La production française est d’environ 130 000 tonnes par année, dont 98 % environ d’huître creuse , et 2 % d’huître plate . La France représente l’essentiel de la production européenne (environ 90 %). La Chine est premier producteur mondial avec environ 3,7 millions de tonnes. L’huître plate est élevée sur les côtes atlantiques (Bretagne) et méditerranéennes. L’huître creuse est élevée à Arcachon, à Marennes-Oléron, en Bretagne, dans l’île de Ré et l’île de Noirmoutier et à Bouin situé au cœur du Marais breton-vendéen (label Huîtres Vendée-Atlantique), en Normandie, dans le Languedoc (étang de Thau) et en Corse (étangs d’Urbino et de Diana), cependant tous les naissains viennent d’Arcachon. A savoir surtout, l’huitre est aphrodisiaque. Mangez-en donc beaucoup. Retrouver pleins de bonnes adresses pour manger des huitres sur http://www.coursdecuisine.name