Monthly Archives: April 2014

Sur la route

Le MNAC de Barcelone

Je suis allé à Barcelone le week-dernier. Je dois dire que je suis très impressioné par cette ville si dynamique. Cela change véritablement de la France. J’aime la gastronomie, se balader le long de la plage, sur le port, l’animation de la Ramblas, mais j’aime aussi particulièrement les galeries d’art et les musées. Et particulièrement le MNAC. MNAC. installé dans l’imposant Palau Nacional qui dominait l’Exposition internationale de 1929, est l’occasion d’une passionnante rencontre avec l’art de la Catalogne. Des origines médiévales au début du 20è s., toutes les époques sont représentées. Une visite dense, que l’on pourra interrompre par quelques instants de détente à la cafétéria, voire par un déjeuner dans l’agréable restaurant panoramique de l’étage. A découvrir, les collections romanes. À elles seules les peintures murales déposées de leurs églises d’origine entre 1919 et 1923 justifieraient la visite. Cette importante collection présente au total 26 ensembles rétablis dans le cadre architectural où ils prenaient place. À ces chefs-d’œuvre s’ajoutent des collections de sculptures – éléments architecturaux, statues -, de parures d’autel ou de pièces d’orfèvrerie, l’ensemble composant un panorama unique sur cette période de l’histoire de l’art catalan. Dans la première salle, vous retrouverez des merveilles. Cette vaste salle est présidée par les peintures de l’abside de l’église Sant Père (début du 12èmeS.)Z la voûte est occupée par une Théophaníe”, tandis qu’au registre inférieur apparaissent la Vierge et les apôtres. En avant de l’abside a été placé un parement d’autel: le personnage central est saint Semin, particulièrement vénéré à Toulouse et dont la présence ici illustre les rapports qu’entretenait la Catalogne avec le Languedoc et l’Europe. On retrouve également les peintures de l’église Sant Ioan de Boí (val d’Aran, vers 1100) présente des scènes traditionnelles comme l’Apocalypse, l’évocation des saints (virtuose Lapidation de saint Étienne), ainsi que des figures plus profanes, comme des jongleurs ou un fauconnier, et de nombreux animaux plus ou moins fantastiques dont le nombre n’a aucun équivalent dans la peinture murale de l’époque. Je suis allé à Barcelone pour un séminaire entreprise, et outre cette découverte de la MNAC, nous avons aussi eu la chance de faire du vélo, du segway, du bateau, du Gocar, de faire la fête, de diner dans des lieux improbables, bref c’était génial, et c’était grâce à l’agence séminaire à Barcelone (suivez le lien pour leur contact).

Meeting extraordinaire à Londres sur le virus Ebola

Un séminaire extraordinaire se tient ce jour à Londres pour parler du virus Ebola. Comme vous l’avez peut-être vu, ce virus ultra mortel vient de ressurgir en Afrique, avec son lot de victimes. Ce qui choque particulièrement est la rapidité avec laquelle le virus tue et contamine. Après la Guinée, on parle d’une infection au Mali. Le gouvernement malien a annoncé que « trois cas suspects » de fièvre hémorragique virale Ebola ont été détectés au Mali et placés en isolement en attendant les résultats de tests au virus Ebola. Dans le cadre de la surveillance de l’épidémie déclarée en Guinée, pays voisin, « les équipes socio-sanitaires déployées sur le terrain ont permis de déceler trois cas suspects » au Mali. Des analyses sont en cours. Le Mali est limitrophe de la Guinée, en proie à une épidémie de fièvre hémorragique virale qui y a tué 84 personnes sur 134 cas enregistrés depuis janvier, essentiellement dans des districts du Sud, selon le dernier bilan officiel. Trente-cinq de ces cas ont été confirmés comme étant dus à Ebola, virus contre lequel il n’existe ni vaccin, ni traitement, qui est hautement contagieux et souvent mortel. Plusieurs cas suspects, dont certains mortels, ont aussi été signalés au Liberia et en Sierra Leone, mais seuls deux cas ont été testés positifs à l’Ebola au Liberia, tous les tests ont été négatifs en Sierra Leone. Le Liberia a découvert un nouveau cas suspect de fièvre Ebola qui, contrairement aux précédents, n’est pas lié à la Guinée, pays voisin en proie à une épidémie de fièvre hémorragique, a annoncé jeudi 3 avril le ministère de la santé. « Nous avons un cas à Tapeta, où un chasseur, qui n’a jamais eu aucun de contact avec quiconque venant de Guinée, est tombé malade », a déclaré une responsable du ministère, Bernice Dahn. Ce chasseur de la localité de Tapeta, dans la région de Nimba, est mort d’une fièvre hémorragique. « Il n’avait jamais eu aucune interaction avec une personne soupçonnée d’être porteuse du virus » Ebola et « n’est jamais allé en Guinée, c’est un cas isolé ». Il faut se rendre compte que depuis Janvier, il y a eu près de 90 morts. Si le virus se répand, cela sera l’hécatombe. Et personne ne parle de ce séminaire extraordinaire à Londres qui regroupe quand même tous les pays européens. C’est donc que la situation est préoccupante. Les conclusions de ce séminaire à Londres devrait être « normalement » postées sur le site de l’organisateur (suivez le lien pour plus d’infos).

Pilotage d’avion gratuit ce week-end au Bourget

Pour les amoureux de l’aviation, et j’en suis, allez au Bourget ce week-end. Des stages d’initiation au pilotage d’avion sont gratuits pour toute entrée au musée de l’air. C’est super, et c’est par un constructeur qui souhaite ainsi développer son image et sensibiliser le marché français des aéroclubs à son nouvel avion. Il s’agit d’un Dynaero, et c’est un superbe appareil. Développée à partir du MC-100 BanBi de Michel Colomban, la gamme des avions MCR (Michel Colomban-Christophe Robin) de la société Dyn’Aéro se caractérise par des cellules en fibres de carbone, un train tricycle fixe et un moteur Rotax de 80 à 115 ch. Les biplaces sont diffusés soit en kit soit clefs en main en version ULM. Le quadriplace MCR-4S suscite la surprise à sa sortie en 2000, car il n’est motorisé que par 100 ou 115 ch. Sa cellule légère (350 kg à vide pour 750 kg au maximum) et l’aérodynamique sophistiquée permettent d’obtenir de bonnes performances (250 km/ h). Le bord de fuite est équipé de volets à fente et à recul, permettant de faibles vitesses en approche pour utiliser des pistes courtes. Rétractée, la surface de l’aile est faible, augmentant la charge alaire et la vitesse sur trajectoire, tout en rendant le vol confortable en cas de turbulences. Les extrémités de voilure ont reçu d’imposants winglets pour diminuer la traînée due aux tourbillons marginaux. Les composants sont réalisés par l’usine portugaise du constructeur dijonnais, et l’acheteur doit assembler son kit pour pouvoir voler. Mais avec la nouvelle réglementation européenne (European Light Aircraft) devant entrer en application en 2010-2011, le MCR-4S sera peut-être certifié pour pouvoir être vendu « prêt à voler ». Il complétera ainsi la gamme MCR avec le projet d’un bimoteur motorisé par deux Rotax 912, en cours de développement. Comme d’autres avions par le passé, un appareil industriel peut ainsi être issu de la construction amateur. Si cela vous intéresse, je vous invite à vous inscrire sur ce site d’initiation au pilotage d’avion car il n’y aura pas de place pour tout le monde. Normal, c’est gratuit.

Trop cooool