Monthly Archives: April 2015

Batz sous tous les angles

De retour d’un voyage dans le Finistère, j’aimerais vous présenter une île que j’ai découverte de multiples manières, non seulement depuis les airs lors d’un vol en hélicoptère, mais aussi depuis le sol lors d’un longue promenade : l’île de Batz. Longue de 3 km et large de la moitié seulement, l’île de Batz n’est sur la carte qu’un point minuscule au large de Roscoff. Pourtant, c’est également un lieu où l’on remonte dans le temps et où l’on retrouve une France romantique qu’on croyait disparue : un lieu où les charrues sont tirées par des chevaux, où les hommes portent le béret et où les mères de famille parcourent l’île à bicyclette. C’est donc autant un voyage dans l’espace que dans le temps qu’on peut y faire. Les paysages y sont superbes. Le sable y est blanc, les rochers sont des sculptures de granit érodé et les maisonnettes se blottissent sous les pins et les palmiers. Pour toute circulation, on n’aperçoit que des tracteurs. Il n’y a pas la moindre boîte de nuit en vue : seulement des potagers cultivés avec amour, 18 plages et 16 km de littoral déchiqueté. Si vous êtes un jet-setteur impénitent, c’est un endroit cauchemardesque ; si vous êtes à la recherche de calme et de dépaysement, c’est l’endroit parfait. L’île est d’ailleurs adorée par l‘élite parisienne, les hommes politiques et les célébrités qui y revêtent shorts amples et tongs pour goûter à une vie simple parmi des paysages marins sauvages (une adaptation de la tradition pastorale, en quelque sorte). On peut s’asseoir dans les cafés du port, où l’on mange des crêpes et l’on boit du cidre avant de se promener autour du phare de l’île, de ses mares aux canards et de ses forts envahis par la végétation. On y trouve également un petit jardin de fleurs tropicales, qui a été créé en 1897 par un riche Parisien qui avait découvert que la température moyenne ne variait que de quelques degrés au fil de l’année. Le gel est en effet extrêmement rare sur l’île, grâce à sa situation protégée et à la présence de courants marins chauds. En bref, voilà un charmant petit endroit que je vous invite à découvrir. Je vous recommande également d’essayer le vol en hélicoptère : c’est un moyen fabuleux de redécouvrir le monde sous un nouveau jour. De là-haut, le monde est à la fois une carte et un endroit où vivre. Pour en savoir plus, allez sur http://www.tematis.com/fr/68-vol-bapteme-helicoptere

 

 

 

 

Y a t’il une prime Charlie

Jeannette Bougrab, ex-secrétaire d’État UMP qui affirma avoir été la compagne du directeur assassiné de Charlie Hebdo, a reçu le « Prix de la Liberté » décerné par l’Institut Gatestone, organisation américaine radicalement engagée en faveur d’Israël et contre l’islam. L’information a été repérée et signalée mercredi par Olivier Pechter, webjournaliste indépendant : Jeannette Bougrab est réapparue. Souvenez-vous : en juillet 2013 et en janvier dernier, Panamza avait consacré plusieurs lignes à cette militante UMP particulièrement impliquée – sur le plan hexagonal comme international – dans la nébuleuse sioniste et antimusulmane. Lundi 23 et mardi 24 mars, elle confirma son insertion accrue dans cette mouvance idéologique. Après avoir disparu de la scène médiatique durant plus de deux mois (suite aux propos du frère de Charb qui réfuta vigoureusement les allégations de Bougrab faisant état de son lien conjugal avec le directeur assassiné de Charlie Hebdo), celle qui était redevenue (grâce à son ami Manuel Valls) maître de requêtes au Conseil d’État a participé à un évènement singulier : la réunion parisienne (au Plaza Athénée) d’un think tank américain dénommé l’Institut Gatestone. Spécificité de cet organisme, maintes fois soulignée par divers journalistes US : son idéologie extrémiste, à la fois ultra-sioniste et antimusulmane. Fondatrice et mécène de ce réseau influent : Nina Rosenwald, ancienne co-directrice du JINSA – un puissant groupe proche du Likoud et dévolu (depuis 1976) au rapprochement militaire et stratégique des États-Unis avec Israël. Lundi soir, Jeannette Bougrab prenait ainsi la pose avec Guy Millière, un intellectuel neoconservateur qui collabore avec le site anti-arabe Dreuz et dont la protection physique est assurée, comme l’avait révélé l’auteur de ces lignes, par la Ligue de défense juive.

Le projet fou d’autoroute Russe

Le président des chemins de fer russes Vladimir Yakunin vient de présenter un tracé de 10 000 km de long, à travers la Sibérie. Il faudra probablement avoir du courage pour faire le trajet de 6 jours qui séparerait Londres et New York par la route. Pourtant, Vladimir Yakunin, le président des chemins de fer russes, est bien décidé à créer cette autoroute sibérienne qui traverserait toute la Russie, l’Alaska, le Canada puis les Etats-Unis. Selon CNN, il vient de présenter son projet à l’Académie des Sciences de Moscou. “C’est un projet inter-étatique et inter-civilisationnel” s’est-il réjoui auprès du Siberian Times, espérant ainsi faire de la Russie un nouveau point de passage important du commerce mondial. Long de 10 000 km, le tracé longerait le mythique transsibérien pour être au plus proche des routes déjà existantes. En revanche, il n’a pas précisé la façon dont les véhicules traverseraient le détroit de Béring et ses 88 km de mer. L’homme, proche de Vladimir Poutine, doit désormais trouver les “milliards de dollars” que cela impose mais promet que les retombées économiques rentabiliseraient rapidement le projet.