Monthly Archives: January 2017

1ère conférence historique sur le Su-25

Le vieil adage, “le bon outil fait le bon ouvrier” s’applique aussi bien au combat aérien qu’à la menuiserie. Les missions aériennes, comme celle de supériorité aérienne, d’appui aérien rapproché, de frappe en profondeur, etc. nécessitent généralement des moyens apparemment contradictoires : par exemple, le blindage lourd qui protège un pilote engageant un site antiaérien devient un sérieux handicap dans le cas d’un combat aérien. Le succès dans les airs demande une connaissance complète des forces et faiblesses de chaque appareil. Les paragraphes suivants détaillent chacun des appareils pilotables et proposent un résumé de leurs rôles au combat. Le Su-25 Frogfoot ressemble fort peu au A-10A américain, pourtant il a été conçu pour le même type d’appui aérien rapproché (CAS) ou mission d’attaque au sol. Le Su-25 a été construit pour opérer au plus près de la ligne de front du champ de bataille, pour décoller à partir de pistes rudimentaires “non optimisées”. Il peut emporter avec lui des outils, des pièces de rechange, des batteries auxiliaires, une pompe manuelle pour le réapprovisionnement en carburant ainsi que d’autres fournitures utiles à son déploiement. Il supporte une grande variété d’armes pour la lutte antipersonnel, l’interdiction de piste et la lutte antichar. Le cockpit renforcé et sa verrière blindée aident à protéger le pilote de l’artillerie anti-aérienne (D.C.A.) et des armes de petit calibre pendant les engagements à basse altitude. S’insérant à faible altitude, le Su-25 chasse ses cibles à basse altitude, fait des ressources en hauteur, lâche ses bombes, et replonge derrière le relief. Le Su-25 peut sans discussion être considéré comme le plus puissant des avions d’attaque au sol du bloc de l’Est. Le Su-25 n’est pas prévu pour le combat aérien. Sa première défense contre les patrouilles de chasseurs consiste simplement à les éviter. Quand il est engagé, le Su-25 doit opérer à des altitudes extrêmement basses, ce qui entrave la capacité des avions ennemis à l’engager. En utilisant le relief du terrain, le pilote doit faire face aux menaces ou s’éloigner loin du combat si l’occasion lui en est donnée. Source: vol en MiG