J’ai testé la supercar

Vendredi dernier, par une belle journée ensoleillée. Je gare ma 308 sur le parking et la quitte sans un regard. Elle me paraît bien ridicule, en cette journée un peu particulière. Car dans quelques minutes, je vais conduire une Lamborghini. Et sur circuit de course, histoire de ne rien gâcher ! Bien sûr, ma famille m’a escorté pour cette journée un peu particulière. Après tout, c’est tout de même elle qui m’a procuré ce stage. Je donne mon permis au guichet et gagne la file. Je suis surpris par le monde. En même temps, ça me rassure : ça veut dire qu’ils sont demandés. J’ai découvert sur des forums bon nombre de critiques sur des stages de pilotage particulièrement frustrants. Mais ça ne semble pas être le cas ici : certains y ont déjà fait trois stage de pilotage. Nous gagnons la salle de briefing où un instructeur nous explique les bases du pilotage. Il nous donne des préceptes assez élémentaires ; l’objectif n’est pas de nous transformer en pilotes mais de mieux appréhender les phénomènes physiques qui se produisent quand on pilote. La salle est pleine à craquer. Chaque apprenti-pilote est venu avec sa petite famille ; et ça en fait, du monde ! Vingt minutes plus tard, on gagne l’entrée du circuit où nous sommes accueillis par Maxime : c’est lui qui manage l’organisation au micro. Il appelle tour à tour chaque participant, qui s’équipe alors d’un casque et rejoint le véhicule qui l’attend. L’atmosphère est très bruyante, mais tout paraît organisé comme un ballet. J’entends soudain mon nom au micro et embarque à bord d’une Porsche Panamera pour observer le terrain. Celui-ci présente plusieurs courbes serrées mais également une superbe ligne droite pour s’offrir un pic de vitesse. Après ce premier tour de piste, je dois de nouveau attendre sur le bord de piste. Je ne sais qui, de mes enfants ou moi, est le plus excité. Puis mon nom est une fois encore appelé. Cette fois, c’est du sérieux. Sous les cris de ma famille, je rejoins la Lamborghini et m’installe côté conducteur, et finalement, j’appuie sur le bouton rouge et le moteur se met à vrombir. Il est temps de voir ce qu’elle a dans le ventre. Je m’engage dans la voie d’accélération pour entrer sur la piste. Les premiers instants, tout ce dont je rêve, c’est d’accélérer au maximum. Mais cette Lamborghini est un bijou de 490 chevaux : il vaut donc mieux la piloter… prudemment. Ce serait dommage de rejouer la scène d’Ayrton Senna. Le moniteur à mes côtés me fournit quelques conseils pour freiner et aborder au mieux les lacets. Le rugissement du moteur résonne dans tout l’habitacle. Je suis aux anges. Malheureusement, les 3 tours passent vite. Beaucoup trop vite. Et c’est avec une nostalgie déjà grandissante que je retrouve à mon grand regret ma 308. Je vous laisse imaginer le décalage…Pour plus d’infos, allez sur le site dédié au stage de pilotage.

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