La tête secouée

Vendredi dernier, j’ai goûté pour la première fois à la voltige aérienne. Une expérience que je rêvais de faire depuis une paire d’années, mais que je reportais sans cesseà la saint Glin-Glin. Ca s’est passé à l’aérodrome, avec un pilote, Alexis. Il a commencé par me présenter l’appareil (un Extra 330 LX), puis m’a fait enfiler le parachute. Puis on est partis pour 10 minutes de pures sensations en plein ciel. J’ai pu voir toute ma vie défiler devant mes yeux entre loopings, tonneaux et autres plongeonsJe crois bien avoir dit quelques blasphèmes au passage. Pas grave, le pilote y était probablement habitué à cette réaction. Au bout d’un certain temps, j’ai commencé à me sentir patraque, et Alexis a décidé de calmer le jeu. Mais il était déjà trop tard et j’ai fait usage du petit sac à vomi qu’on m’avait généreusement offert avant le vol. Je ne peux m’en prendre qu’à moi-même : je n’aurais pas dû insister en disant que tout allait bien quand j’étais blanc comme un cachet d’aspirine. Vomir n’est pas un passage obligé, pourtant. Alexis s’adapte au passage pour qu’il sorte en forme. Comme il le dit lui-même après l’atterrissage: l’objectif n’est pas tant de perturber les gens lors du baptême, mais de leur faire découvrir le charme de la voltige aérienne. Son but n’est pas de rendre malade. Mais même le fait de vomir reste anecdotique et ne gâche en rien l’expérience. Au cours du vol, les figures m’ont fait découvrir les sensations qu’on éprouve entre -3G et 6G. C’est-à-dire que par moments, je pesais 6 fois mon poids normal ! Je vous laisse imaginer les sensations que cela fournit. Mais le plus dur, c’est quand même les phases de micro-gravité : ce sont elles qui rendent rapidement malade. En hyper-gravité, le repas reste bien tranquillement dans l’estomac. En micro-gravité, il a curieusement tendance à vouloir se faire la malle. Fin du fin, Alexis m’a même donné rênes de l’appareil pour quelques minutes. J’ai ainsi pu réaliser un petit tonneau avant qu’on ne doive retourner à l’aérodrome ! Ete le trop plein de sensations fortes a mis du temps à se calmer. Si vous n’avez jamais essayé, je vous recommande vivement l’expérience. Ca vaut vraiment le coup de tenter ce genre de chose que l’on n’a pas goûter. Ce qui est sûr, c’est que si on m’offrait un autre vol, je ne serais pasn’aurais rien contre (comment ça, j’essaie de faire passer un message subliminal ?) ! Mais à jeûn, cette fois. Je vous mets le lien vers le site web de mon vol de voltige aérienne. Mais si vous du genre sensible, mieux vaut s’abstenir !.A lire sur le site internet du spécialiste de voltige aérienne à La Roche sur Yon.

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